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Qui a peur des blogs? 20 juin 2008

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BLOGOSPHERE

Une eurodéputé appelle à plus d’encadrement

Cette semaine n’aurait pu s’achever sans qu’un truc me wanda. Camarades, Camaradesses, chers amis, amies, frères et soeurs en Internet via le blogging, c’est que les gens n’aiment pas les gens. On bloggue nous notre chose tranquille et ça dérange certains. Parmi lesqueles l’honorable Marianne Mikko (Me demandez pas qui c’est encore). Hé bien, Selon un article repris par le Courrier international,

Un rapport d’une élue estonienne invite l’Assemblée de Strasbourg à encadrer plus strictement la blogosphère. L’hebdomadaire bulgare Kapital (ne cliquez sur ce lien que si vous en êtes capable…) y voit une menace pour la liberté d’expression sur la Toile.

On y apprend que


L’idée vient d’une députée socialiste estonienne, Marianne Mikko, auteur d’un rapport sur la question qui vient d’être publié à Strasbourg. “Jusqu’à présent, la blogosphère était un espace de bonnes intentions, avec un discours relativement franc et ouvert, peut-on y lire. Beaucoup de gens font confiance aux blogs. Cependant, du fait de leur banalisation et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des personnes de moins en moins scrupuleuses.”

Pour que la blogosphère reste un espace de bonnes intentions, l’eurodéputée préconise dans son rapport l’introduction d’un “indice de qualité, pour qu’il soit clair pour tout le monde qui écrit et pour quelle raison”. Dans la même veine, son texte estime que si “jusqu’à présent, nous n’avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace”.

Les eurodéputés sont connus pour leurs capacités à produire des rapports fantaisistes, truffés de formules vides. Le rapport de la députée Mikko a reçu, en revanche, le feu vert de la commission de la Culture et de l’Education et sera bientôt voté en séance plénière du Parlement. Soyons clairs. S’il passe, cela ne veut pas dire que la législation européenne va désormais limiter la liberté d’expression sur le Net. Mais, politiquement, ce rapport ouvre justement la voie à de telles restrictions.

Mais, avant d’en arriver là, posons-nous la question de savoir sur quelles bases la Commission européenne peut juger à notre place de la qualité de ce que nous lisons ou écrivons sur Internet. Sur quelles bases jugera Strasbourg de la bonne foi ou non d’une opinion.

Les déclarations d’un autre eurodéputé, l’Allemand Jorgo Chatzimarkakis, posent d’autres interrogations. Ce dernier déclare, sur le site de la Commission, que les “blogueurs ne peuvent certainement pas être automatiquement qualifiés de menaçants”. Mais, ajoute-t-il, les “blogs sont aujourd’hui un puissant instrument de communication et peuvent être considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant que tels, une menace.”

“Une forme avancée de lobbying”… Traduite en langage compréhensible, cette formule absconse du député européen veut dire l’expression d’une opinion différente de celle communément admise par la Commission ou par un autre organisme européen. Si de telles opinions circulent sur la Toile et contredisent telle ou telle position officielle, cela fait partie du débat démocratique normal. C’est la preuve qu’une pensée libre et indépendante existe sur notre continent. Est-ce bien cela qui semble inquiéter les députés européens ?

Irina Novakova
Kapital

 

 

Voilà donc comment les gens cherchent les problèmes ici dehors. Et il me semble bien que ce n’est que le début. D’ici à ce que les choses se gâtent passez d’abord un bon weekend.

A.F. Kodock boude le procureur de la République 18 juin 2008

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JUSTICE

Kodock négocie-t-il chez Amadou Ali ?

Augustin Frédéric Kodock, le secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (tendance Kodock) était attendu dans les services du procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi hier, 17 juin 2008. L’ex-ministre devait répondre à une convocation qui lui a été servie la veille. Mais les journalistes et curieux ayant fait le déplacement du parquet ont fait chou blanc. L’homme ne s’est pas présenté chez le procureur, Ntamack Jean Fils. Selon certaines sources, le magistrat voulait en savoir un peu plus sur sa gestion du temps où il était ministre d’Etat en charge de l’Agriculture.


L’absence de l’ancien ministre serait liée à tractations qu’il a engagées dans la soirée de lundi. Certaines indiscrétions révèlent que Augustin Frédéric Kodock a été aperçu dans les couloirs du ministère de la Justice aux environs de 18h. Les mêmes sources affirment qu’il demandait une audience auprès du garde des sceaux, Amadou Ali. Le Sg de l’Upc aurait finalement été reçu par le ministre de la Justice vers 19h30mn. Rien n’a filtré sur le contenu de ce tête-à-tête. Mais il est difficile de ne pas faire un lien entre le passage de A. F. Kodock au Minjustice, et son absence au parquet hier.


En attendant d’en savoir plus, ce n’est pas la première fois que l’ancien ministre en charge de l’Agriculture boude une convocation. Il avait été attendu en vain à la direction de la police judiciaire (Dpj) à Yaoundé le 1er avril 2008. Ce à la suite d’une convocation à la sous direction des enquêtes économiques et financières. C’est devant un parterre de journalistes qu’il s’expliquera neuf jours plus tard dans une salle de l’hôtel Franco à Yaoundé. Profitant de la célébration des soixante ans de l’Upc, Augustin Frédéric Kodock avait déclaré ne pas être allé à la Dpj parce que la convocation qu’on lui avait servie le 28 mars 2008 était adressée « à un individu sans identité ».


« J’ai bien reçu votre lettre adressée à monsieur Kodock Augustin Frédéric sans identité […] je ne peux pas accepter de m’associer à une action pour salir l’Etat », s’en était-il défendu. Arguant que « l’humilier devant l’opinion, c’est humilier l’Etat ». Le Sg de l’Upc (K) avait à l’occasion rappelé que l’objet de sa convocation est « une affaire classée ». Il s’agit d’une affaire liée au projet d’appui à la protection du verger cacao-café (Ppvcc), mis sur pied en 2003. En juin 2006, un audit commandé par le successeur de A.F. Kodock et l’enquête menée par l’Association pour la défense des intérêts collectifs (Acdic) avaient épinglé A. F. Kodock. Ce dernier avait affirmé avoir géré en toute transparence. Mais apparemment ses déclarations n’ont pas convaincu.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 18-06-2008

Incendie au supermarché Skt à Yaoundé 18 juin 2008

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INCENDIE

Feu en plein cœur de Yaoundé !

Le supermarché Skt et flammes. Le cabinet d’avocats Tang-Ndombo aussi. La boutique « Full » et bien d’autres également attaquées.

Les sapeurs pompiers de Yaoundé ont eu du pain sur la planche, hier 17 juin 2008. Très tôt le matin, un incendie a déclenché au supermarché Satkarmar (Skt). Le bâtiment en question est situé sur l’axe partant de la cathédrale Notre-Dame des Victoires au marché du Mfoundi. Aux environs de 9h, les soldats du feu s’activent dans tous les sens. Les uns sont sur le toit, les autres déploient les tuyaux à l’avant et à l’arrière du bâtiment. Près d’une heure déjà qu’ils s’activent sous les regards de centaines de personnes massées autour du lieu du drame. Ils sont maintenus à bonne distance par le cordon de sécurité des éléments de la police. « L’alerte a été donnée vers 7h40, et ils sont arrivés près de 20 minutes après », affirme un des employés du supermarché Skt. Ce dernier, ses collègues et des volontaires s’activent encore à retirer des marchandises du magasin.


Meubles, appareils électroniques et électroménagers, bouteilles de liqueur, packs de bière, produits cosmétiques… jonchent les alentours du magasin. Des présentoirs portant divers bibelots et produits manufacturés ont été sauvés des flammes. Le contenu des boîtes de yaourt, de lait et autres liquides se mêle à la paperasse pour former une patte boueuse au sol. « Ne laissez pas les gens en babouches là entrer », lance un pompier en montrant les bris de verre. Le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, arrive aux environs de 9h30. Rejoignant le directeur de la sécurité publique à la Sûreté nationale sur les lieux. Leur départ est suivi de l’arrivée du préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo. Un commandant du corps des sapeurs pompiers vient au rapport. Les autres bureaux et commerces installés dans le bâtiment n’ont pas échappé à la furie des flammes.

Pompiers évanouis
« Je suis très éprouvée. Voilà ce qu’on a pu sauver », lance la responsable du cabinet d’avocats Tang-Ndombo. Quelques dossiers et ouvrages de droit ont été sauvés du feu. Elle attend qu’un camion vienne les emporter, redoutant une éventuelle pluie. « Vous pouvez monter voir. Les bureaux ont brûlé, avec les meubles, les rideaux. Il y avait des encyclopédies que vous ne pouvez plus trouver. C’est un cabinet qui a plus de 30 ans », poursuit-elle. Son voisin de la boutique « Full » est dépassé par les événements. « Je ne peux rien vous dire de concret. On ne peut pas encore estimer », confie François Fezeu. Plusieurs personnes s’activent pour extraire la marchandises ; des matériels et consommables informatiques. « On m’a réveillé le matin pour me dire que le supermarché qui est à côté de mon magasin est en feu. D’après des dires, le problème serait lié au groupe électrogène de Skt », confie F. Fezeu.


Un agent de Aes-Sonel est sur les lieux pour une inspection. « Tout le réseau Aes est normal. Si le problème est d’origine électrique, c’est en aval, à l’intérieur », relève M. Ella, chef de base de technique de Aes-Sonel Ngousso. Les pompiers à cours d’eau font plusieurs tours pour se ravitailler. Des poches de brasiers persistent à l’intérieur. L’intensité de la chaleur et de la fumée envoie deux pompiers dans les pommes. « Il s’agit d’un incendie de catégories mixtes », confie un commandant. Et d’expliquer qu’on y retrouve les classes A (papier), B (produits pétroliers et plastiques), C (gaz) et D (Corps métalliques). Mais, « ce n’est pas du tout facile », déplore t-il. Les normes récentes de sécurité et de secours n’y seraient pas au point. D’où les problèmes d’accès et de circulation dont se plaignent les pompiers.


L’avocat des responsables de Skt pense qu’il est hâtif de faire des déclarations. Même si il se murmure que 90% des marchandises ont cramé. Un militaire témoin de l’événement pense qu’il en aurait été autrement. « C’est vers 6h30 que le feu a été remarqué à l’intérieur. On voulait casser pour éteindre, mais un des vigiles demandait qu’on attende le responsable du magasin », raconte-t-il. C’est pour cette raison, selon lui, que les secours ne sont pas intervenus à temps. Quoi qu’il en soit, les enquêteurs des forces de l’ordre, et ceux de l’assureur, Axa, sont sur coup. Tandis que tristesse et nervosité sont de mise chez les employés. Ils sont au total trente-six dont le gagne-pain vient d’être mis à mal par les flammes.

Par Édouard TAMBA
In Le Messager du 18-06-2008

Que vaut l’Etat du Cameroun dans le capital de la Sic ? 18 juin 2008

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JUSTICE

Que vaut l’Etat dans le capital de la Sic ?

Gilles Roger Belinga et ses avocats affirment que l’Etat du Cameroun n’est pas actionnaire majoritaire de la Sic. Ceux-ci pensent que la procédure doit être sanctionnée par la nullité absolue

Le Tribunal de grande instance du Mfoundi s’est-il trompé dans le cadre de l’affaire de détournement de deniers publics à Société immobilière du Cameroun (Sic) ? L’ex directeur général de cette société, Gilles Roger Belinga, et ses avocats en sont convaincus. En témoigne les propos tenus par eux hier, 16 juin 2008, devant la Cour d’appel du Centre. Gilles Roger Belinga et dix-huit (1 8) autres accusés sont de nouveau devant la justice ; les deux parties ayant fait appel à l’issue du jugement rendu le 20 septembre 2007 par le Tribunal de grande instance du Mfoundi. « La Sic est un société anonyme ; gérée selon les règles de la comptabilité privée, conformément à l’article 45 de ses statuts ». Clame l’ex directeur général, condamné en premier ressort à 35 ans d’emprisonnement ferme pour détournement de deniers publics.

« Il n’y a aucun contrôleur financier, aucun agent comptable, aucun comptable matière désigné par le ministère des finances. La Sic ne bénéficie pas de subventions annuelles de l’Etat… La Sic ne gère pas les deniers publics, elle n’est ni une coopérative, ni une collectivité, ni un établissement qui soit public », poursuit Gilles Roger Belinga. De plus, « la Sic n’est pas sous la tutelle administrative de l’Etat », ajoute-t-il. Ce pour montrer à la Cour qu’il ne saurait tomber sous le coup de l’article 184 du code pénal qui réprime les détournements de deniers publics. L’ex Dg enfonce le clou en relevant que l’Etat du Cameroun n’est pas l’actionnaire majoritaire de la Sic. « Il n’y a pas de preuve à ce jour que l’Etat est l’actionnaire majoritaire à la Sic », dit-il. Arguant que « les actions de l’Etat sont à libérer depuis 1952 à ce jour ». [année de création de la Sic, ndlr],

« Arrestation cavalière »

Ce qui entraîne d’après lui, « l’irrecevabilité de l’action publique ». L’ex Dg demande à la Cour présidée par Mme Ndo d’infirmer les jugements l’ayant déclarés coupable par le Tgi du Mfoundi. Car en plus du statut de la Sic, le respect de la procédure n’aurait pas été observée. « J’ai été victime d’une arrestation cavalière », se plaint G.R. Bélinga. C’était « le 21 février 2006 à 6h à son domicile à hippodrome par les éléments de la police judiciaire. Ils l’ont emmenés à 21h40 chez le procureur de la République », relate l’un des conseils, Me Nouga. A l’en croire, son client a été interpellé sans mandat d’arrêt et sans notification des soupçons pesant sur lui. Ce en violation du Code d’instruction criminelle (Cic), en vigueur avant l’avènement du Code de procédure pénale le 1er janvier 2007.

« Le ministre de la justice a ordonné son arrestation », s’étaient entendus dire verbalement les conseils de Gilles Roger Belinga. Me Nouga révèle que les rapports d’expertise mettant en cause la gestion de son client, ont été notifiés à ce dernier après son audition par le juge d’instruction. L’avocat pense que son client est victime d’une opération politique. « Madame le président, que épervier arrange ses problèmes là-bas chez lui, et non chez vous », lance-t-il à la Cour. Le rapport d’expertise mettant en cause Gilles Roger Belinga est contesté par Me Keou. Il remet en question la qualité de l’expert Mendouga ; observant qu’il n’est ni agréé par la Cemac, ni inscrit à la Cour d’appel du Centre.

Plus grave selon lui, le rapport « viole le principe du contradictoire » qui est « un recours obligatoire ». Et la méthode d’ « échantillonnage » employée par l’expert « est un fausse méthode d’investigation », assène Me Keou. Au vu des exceptions soulevées, la défense invoque l’article 3 du code de procédure pénale pour demander la nullité de la procédure pour violation des droits de la défense. En attendant la réplique du parquet général et de la Sic, les débats se poursuivent ce mardi 17 juin 2008.

Edouard TAMBA

In Le Messager du 17-06-08

Les jupes à la mode au Japon 13 juin 2008

Posted by TAMBA in Ca me wanda!.
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Le Japon et ses jupes à la mode

La semaine a été assez chargée. Des Camerounais tués à Bakassi, le bilan des Ecrans noirs 2008, des journalistes convoqués à la police judiciaire… Stressant hein! Du coup je me suis dit qu’il fallait un peu détendre. Mes méninges et mes lecteurs. A cours d’inspiration, j’ai tellement cherché sans trouver que ç’est venu me trouver dans ma boîte électronique. Une galerie de photos sexy made in Japan.

Regardez vous-même. Décapant. J’ai même essayé d’imaginer ce que cela donnerait avec des strings à cordes extra fines.

A peu près comme ça. Mais c’est pas vraiment un string à cordes fines.

Ahhhh! Les stylistes et modélistes nippons débordent vraiment d’imagination. Et les filles ne s’en privent pas.

A marcher derrière une fille comme ça, c’est sûr qu’on va traverser son pallier sans s’en rendre compte. Ou alors gravir des dizaines d’étages sans s’essouffler.

Pourtant, c’est du bluff! C’est plus tard que je l’ai découvert. Pas que j’ai des yeux de lynx hein qui détaillent au pixel près. L’auteur du mail a pris soin de prévenir :“Ce ne sont pas des jupes où l’on voit au travers mais bien un motif sur la jupe qui laisse croire que l’on voit au travers…”

La note figurait au dessus des photos. Mais j’ai rien vu. Tellement j’étais wanda. Séance de voyeurisme ratée? Je ne sais pas. En tout cas bon weekend!

Edouard