Le Canada fête ses 141 ans 2 juillet 2008
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DIPLOMATIE
Le Canada célèbre ses 141 ans d’existence
La résidence du Haut-commissaire du Canada à Yaoundé a accueilli du beau monde mardi dernier. Chefs de missions diplomatiques et assimilés, membres du gouvernement, chefs traditionnels, personnalités des milieux politiques, économiques, culturels, médiatiques et religieux, etc. Tous venus se joindre à la représentation diplomatique du Canada au Cameroun pour la célébration de la fête nationale de ce pays. La canada a en effet eu ses 141 ans d’indépendance le 1er juillet dernier. Pour l’occasion, les jardins de la résidence, Haut-commissaire, Jean-Pierre Lavoie, à Bastos offre des rencontres inhabituelles en public. Directeurs de publications en conversation avec des ministres, hommes de culture et chefs traditionnels et diplomates riant à gorges déployées…
Jusqu’à ce qu’intervienne l’hymne national du Canada. « Ô Canada! Terre de nos aïeux, Ton front est ceint de fleurons glorieux! Car ton bras sait porter l’épée, Il sait porter la croix! Ton histoire est une épopée. Des plus brillants exploits. Et ta valeur, de foi trempée, Protégera nos foyers et nos droits. Protégera nos foyers et nos droits », chante la chorale réquisitionnée pour la fête. Le Haut-commissaire appelle l’assistance à lever les verres pour souhaiter un « happy Canada day » ! Rappelant au passage que l’édition 2008 se tient à quelques mois du prochain sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie. Le 12e sommet de l’Oif est annoncé du 17 au 19 octobre 2008 à Québec.
Il y sera question en priorité de promotion du français, de démocratie, d’environnement… Des domaines dans lesquels le Canada accompagne l’Afrique en général. « Le Canada est un ami de l’Afrique depuis toujours », affirme Jean-Pierre Lavoie. « Le Canada est très attaché à l’Afrique par des relations intenses et ouvertes », poursuit-il. Le Cameroun semble y avoir une place de choix. Ce pays ayant accueilli la première représentation diplomatique du Canada en Afrique subsaharienne, en 1962. Ces relations entre les deux pays sont encore plus intense parce que les deux pays ont en commun l’usage de deux langues officielles. « Il faut noter qu’à l’origine, le Canada s’est inspiré du modèle camerounais en matière de bilinguisme », rappelle Dr Nkoum, diplômé de relations internationales et enseignants à l’Esstic.
A l’occasion des sommets de l’Onu, la délégation Canadienne aurait été marquée par la maîtrise des deux langues par les Camerounais. Mais aujourd’hui, c’est le Cameroun et les autres nations qui devraient suivre l’exemple canadien. « Le Canada a dépassé le stade du clivage français anglais pour mettre l’accent sur le multiculturalisme ; un enjeux majeur de l’existence pacifique avec les autres. Ce qui le situe à l’horizon de toutes les nations », explique Dr Nkoum. Ce dernier observe aussi l’approche dite désintéressée des canadiens dans leurs relations avec les autres états sous-développés. « La Canada défend son statut de prosélyte », et rétorque souvent aux autres puissances qu’elle n’a jamais eu de colonies. Au contraire !
Edouard TAMBA
Said Djinnit prend le pouls de l’affaire Bakassi 26 mai 2008
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DIPLOPATIE
Said Djinnit prend le pouls de l’affaire Bakassi
Le président de la Commission mixte Cameroun-Nigéria est en visite au Cameroun. Au moment où le calendrier du respect des accords de Greentree piétine
La péninsule de Bakassi accueille des visiteurs aujourd’hui, 27 mai 2008. Il s’agit d’une commission chargée d’un ensemble de missions, dont le l’avancement du développement dans la région. Les travaux de cette commission s’ouvrent alors que le nouveau président de la Commission mixte Cameroun-Nigéria pour « une mise en œuvre pacifique de la décision de la Cour internationale de Justice relative au différend territorial entre les deux pays ». Le diplomate de nationalité algérienne, Said Djinnit, rencontre ce mardi, les ambassadeurs des pays témoins de l’accord de Greentree. Il s’agit de la France, l’Allemagne, le Royaume Uni et les Etats-Unis. Les Etats ayant pris part à la signature le 12 juin 2006, d’un accord entre le Cameroun et le Nigeria au sujet du transfert de souveraineté sur la presqu’île de Bakassi.
L’accord en question est consécutif à la décision rendant la souveraineté de Bakassi au Cameroun. Cet accord « ne peut en aucune manière être entendu comme une modification de l’arrêt de la Cour Internationale de Justice du 10 octobre 2002, dont il est une simple modalité d’application », peut-on y lire. Said Djinnit est au Cameroun depuis la soirée de dimanche dernier. Hier en matinée, il a été reçu par le chef de la délégation camerounaise à la Commission mixte Cameroun-Nigeria, Amadou Ali. Il s’est ensuite rendu à la Primature à 15h. Le temps d’un tête avec le Premier ministre, Inoni Ephraïm. Le contenu de ces différentes entrevues ne filtre pas.
« Il s’agit d’une visite de contact…et c’est une visite au pas de course », explique un responsable du ministère de la Justice. Selon lui, Said Djinnit est au Cameroun pour s’imprégner du dossier dont il a désormais la charge. Son passage fait suite à celui effectué au Nigeria. Le diplomate Algérien âgé de 53 ans remplace Lamine Cisse à la tête de cette commission. Le général sénégalais y assurais l’intérim depuis août 2007, à la suite de la nomination du Mauritanien Ahmedou Ould-Abdallah, comme son Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la Somalie. Said Djinnit est par ailleurs représentant du Ban Ki Moon pour l’Afrique de l’Ouest. Ce diplômé de l’Ecole nationale d’administration (Ena) d’Alger affiche des états de services remarquables au service de la sécurité et de la paix en Afrique.
Ancien secrétaire général adjoint de la défunte Organisation de l’unité africaine (Oua), commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine de 2003 à 2008, on lui attribue de nombreuse réalisations : la construction de l’architecture continentale de paix et de sécurité, avec l’initiation de la phase 2 pour la mise en place de la Force Africaine en Attente, la mise en place du système continental d’alerte rapide, et le renforcement du système de veille à l’échelle continentale… Ce dernier a mis ses talents de négociateurs à l’épreuve dans les conflits au Darfour, au Burundi, en Somalie, entre l’Ethiopie et l’Erythrée etc. Le respect de l’échéance du 14 août 2008 sera un coup d’essai pour lui. C’est à cette date que prend fin le régime de transition entre le Cameroun et le Nigeria sur la presqu’île querellée. La danse Bafia à laquelle se livre le parlement nigérian ces derniers temps augure d’une tâche ardue pour le diplomate.
Edouard TAMBA
Les awards de la politique au Cameroun 4 mai 2008
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CAMEROON POLITICS AWARDS
Les lauréats aux abonnés absents
L’Ong « Camer-Foundation » a procédé à la remise solennelle des prix et distinctions aux « meilleures figures publiques de l’année 2007 ».
Vendredi, 25 avril dernier, le Hilton hôtel de Yaoundé s’est paré aux couleurs de la quatrième édition de « la nuit du Cameroon politics awards ». Invité à recevoir le trophée de son frère, Jean-Jacques Ekindi, lauréat de « la meilleure entrée parlementaire », le directeur général du Crédit foncier du Cameroun, Camille Ekindi, s’est fendu en explications sur sa présence à la soirée. Comme par crainte de quelques représailles, le Dg s’est distingué par une attitude ayant suscité de nombreux commentaires. Pour sortir de l’embarras, il a indiqué qu’il est venu accompagner le maire de Douala IIIe, Oumarou Fadil. Ce dernier a fait le déplacement de Yaoundé avec ses grands conseillers pour recevoir le trophée André Fouda. Synonyme de meilleur maire de l’année 2007 selon l’observatoire de la Camer-Foundation.
Ngassa Rose, maire de Tombel aura aussi fait le déplacement, pour recevoir la distinction de « la meilleure entrée municipale ». La brave dame a profité de l’occasion pour se faire accompagner par un « fan club » bruyant composé de femmes et autres dignitaires traditionnels. Et, d’exhiber une photo d’elle en compagnie de la Première dame du Cameroun. Promu « meilleur animateur politique » Issa Tchiroma n’a pas manqué une seule minute de la soirée. Mais aucune trace de Eric Mathias Owona Nguini et Pascal Charlemagne Messanga Nyamdin, distingués dans la même catégorie. Encore moins celle de Jean Tabi Manga, élu « meilleur Recteur d’université ».
Abonnés absents
La cérémonie a une fois de plus, permis de mesurer la popularité du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. A l’annonce du prix du meilleur délégué du gouvernement, une présentatrice bien célèbre du 20h30 sur la Crtv, ne se privera pas de lancer : « Démolition man ! ». Allant dans le même sens, l’assistance lance les multiples sobriquets dont Gilbert Tsimi Evouna est affublé. « Jack Bauer », « Homme sec »… C’est dans une salve d’applaudissement que le secret de polichinelle est dévoilé. Tsimi Evouna aura droit à un standing ovation spontanée de la salle, malgré son absence.
L’on a remarqué des grandes absences de lauréats comme : Haman Mana, (Meilleur homme de média), Laurent Serge Etoundi Ngoa, (Meilleur ministre), Badel Ndanga Ndinga (Meilleure entrée gouvernementale), Emmanuel Etoundi Oyono, (Meilleur directeur général)… Le chef de l’Etat Paul Biya, élu « Homme politique de l’année 2007» n’est pas venu chercher son grand prix baptisé « Oscar d’Or ». Celui que la Camer-Foundation présente comme « le Pythagore de la politique », ne s’est pas fait représenter. L’ambassadeur de Chine n’a pas boudé la cérémonie. Son excellence Huang Changqing est venu en compagnie de son épouse recevoir le prix de la « Meilleure coopération gouvernementale ».
Fru Ndi annonce des plaintes contre des ministres et élites du Mfoundi 18 mars 2008
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Face à la presse…
Les plaintes de John Fru Ndi contre ses accusateurs
Fru Ndi entend poursuivre Marafa et les élites du Mfoundi en justice pour, entre autres, incitation à la haine tribale et au génocide. Le chairman l’a révélé hier au cours de sa conférence de presse à Yaoundé.
Les émeutes ayant secoué certaines villes du Cameroun entre le 25 et le 29 février 2008 auraient fait officiellement quarante morts. Le Sdf n’y croit pas. Selon le chairman du parti, Fru Ndi, “ plus de 100 Camerounais ” y auraient perdu la vie. Il relève à ce propos que Marafa Hamidou Yaya, ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd), n’a pas fait part des six morts de Kumba. Le chairman demande une minute de silence pour ces “ Camerounais lâchement assassinés tout simplement parce qu’ils ont voulu exprimer leur aspiration à une vie meilleure, à la justice et l’égalité de chance pour tous dans ce pays ”. De même qu’il demande au chef de l’Etat de leur organiser “ une journée nationale de souvenir ”. Toujours à Paul Biya, Fru Ndi a adressé une demande d’audience. “ C’est vrai. Je lui ai écrit ”, affirme-t-il en brandissant une copie de la lettre déposée à la présidence de la République.
“ C’est une affaire d’Etat ”, explique le chairman qui pense qu’il est nécessaire de “ raconter la version du peuple ” à Paul Biya. Une version relatée par le chairman durant l’échange avec la presse. Surtout que durant cette période de crise, “ certains ministres de M. Biya se sont illustrés par un certain nombre de déclarations autant contradictoires qu’outrageantes à l’endroit du Sdf et de moi-même ”, s’insurge Fru Ndi. “ C’est d’abord le ministre délégué à la présidence chargée des Relations avec les Assemblées, en même temps Sga du Rdpc, qui m’a prêté des déclarations sorties tout droit de son imagination et qui tendent à insinuer que je supporte la violence, les destructions et les tueries ”, détaille le chairman. Des propos contredits par le ministre de la Communication “ qui affirme que les révoltes populaires qui ont eu lieu à Douala dans la nuit du 23 février 2008 (…) n’avaient aucun lien avec le meeting du Sdf prévu et annulé le même jour ”.
“ Marafa muet et invisible ”
Contradictions aussi entre Atanga Nji, ministre chargé de mission à la présidence, qui “ claironnait [sur les ondes de Bbc Afrique, ndlr], qu’il n’y avait eu que 900 personnes dans les rues ”, et le ministre de la Justice annonçant “ que 1671 manifestants avaient été arrêtés et envoyés devant les tribunaux ”. De tous, le président du Sdf est surtout remonté contre Marafa Hamidou Yaya. Le 10 mars dernier, ce dernier a désigné Fru Ndi comme étant l’instigateur des récentes émeutes. Précisant que le chairman a été aperçu en compagnie d’un évadé de prison. “ A aucun moment il n’a été question d’insurrection politique telle que insinué par M. Marafa ”, se défend Fru Ndi. De plus, “ nous sommes particulièrement scandalisés par le fait que ce n’est que le 10 mars 2008 que le gouvernement a rendu publique l’évasion d’un dangereux assassin alors que celle-ci a eu lieu depuis le 25 décembre 2007 ”, poursuit le président du Sdf.
Quid des deux Italiens kidnappés, toujours selon le Minatd ? “ Je l’ai appris de Marafa ”, répond le conférencier qui s’étonne que “ M. Marafa qui averti comme il le dit lui-même de tous les risques de violence et de destructions qui pesaient sur le pays a préféré se réfugier dans sa province (…) Pendant tout le temps où le pays était à feu et à sang, il est resté muet et invisible ”. Au regard de ce “ mic mac ” qui “ semble n’exister que dans l’imagination de M. Marafa ”, Fru Ndi annonce qu’il a instruit ses “ avocats de saisir les tribunaux contre Marafa ”. Idem pour les signataires de la dernière déclaration des élites du Mfoundi. Le Sdf compte les poursuivre pour “ incitation à la haine tribale et au génocide ”.
Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 18-03-2008
Les nouveaux chantiers de la mairie de Yaoundé VI 16 janvier 2008
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COMMUNES
Yaoundé VI et ses nouveaux chantiers
La Commune d’arrondissement de Yaoundé VI a tenu une session ordinaire de son conseil municipal jeudi dernier, 10 janvier 2008. Le nouveau budget connaît une baisse de 17%.
Le conseil municipal de la mairie de Yaoundé VI a arrêté son budget pour l’année en cours. Le montant s’élève à 782 000 200 Fcfa. Soit une baisse de 17%, par rapport aux prévisions. La tenue de cette assise a permis à la mairie d’annoncer ses chantiers de l’année en cours. D’abord, le lancement des travaux, de construction d’un hôtel de ville, et de finition de l’annexe municipale d’Eba’a. Puis, poursuite de l’éclairage public dans les quartiers de la commune ; création d’un centre de formation en informatique et d’une fanfare municipale ; extension du réseau de d’adduction d’eau potable dans la zone rurale de la commune… Le conseil municipal compte réaliser ces travaux grâce aux 233 millions de Fcfa réservés aux “ dépenses d’équipement et d’investissement ”. Et le reste sera consacré au fonctionnement de la mairie. Soit environ 70% du budget annoncé.
Les travaux en commission ont permis au conseil municipal de poser d’autres problèmes. Particulièrement celui de la délimitation géographique et physique entre les communes de Yaoundé III et Yaoundé VI. Les agents de ces mairies s’y trouvent souvent en conflit. Faute de vouloir percevoir diverses taxes et impôts chez les mêmes usagers. Le préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo s’est exprimé sur la question en signalant que le problème est commun aux autres municipalités. A cet effet, il annonce qu’une commission ad hoc va se pencher sur la question et rendre sa copie. Au sortir des travaux, le maire, Jean Claude Adjessa Melingui se félicite du bon déroulement des travaux avant de s’éclipser. Même son de cloche chez quelques conseillers municipaux approchés. “ Les travaux se sont très bien déroulés en commissions et en session ordinaire ”, commente Essomba Nicolas.
Chez les habitants des environs, on se demande de quoi le conseil municipal parle. Les riverains de l’avenue Biyem-Assi, du Carrefour des acacias au Rond-point express, ont la dent dure encore plus dure. “ On s’en fout de leur réunion là. Ils savent seulement venir nous voir quand il faut voter ”, lâche un technicien exerçant dans les parages. Et d’ajouter : “ Regardez vous-même, on ne peut pas respirer. La fille qui s’était installée ici pour vendre des cigarettes et faire le call-box est partie à cause de ces odeurs ”. Les eaux issues des latrines et toilettes des logements de la Société immobilière du Cameroun (Sic) coulent sur la chaussée depuis novembre 2007. Au lieu de se diriger dans le lit du cours d’eau Biyeme qui traverse la chaussée. “ A partir de 17h on doit rester avec les portes fermées. Nous n’avons que nos yeux pour pleurer, on va s’adresser à qui ?” poursuit le riverain. Ce problème de canalisation a été résolu vendredi dernier, au lendemain des travaux du conseil municipal.
Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 15-01-2008

