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Les non-dits de l’imbroglio en Guinée équatoriale 3 juillet 2008

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SHOW-BIZ

Les non-dits de l’imbroglio en Guinée équatoriale

Plus de peur que de mal. Ainsi s’achève l’aventure de la vingtaine d’artistes camerounais partis en spectacle en Guinée équatoriale le week-end dernier. Ils ont tous regagné le Cameroun dans la nuit d’hier à bord d’un avion affrété par les autorités équato-guinéenes. Vingt et un (21) artistes au total, dont trois chanteurs principaux, des instrumentistes, des danseuses et des technico-artistiques. Le passage de quelques uns, notamment Patou Bass, sur les antennes de la radio laisse entendre que tout s’y est bien passé. Sauf que le cachet aurait tardé a être perçu. Un retard qui de leur avis serait dû à la présence d’un intermédiaire entre le fils du président équato-guinnéen et Elvis Kemayou.

« Nous sommes partis de Douala dans de très bonnes conditions le samedi soir. A bord d’un avion spécial envoyé par le gouvernement pour prester à une soirée privée le lendemain. On a été très bien accueilli et le spectacle s’est déroulé dimanche soir. Chacun des artistes a joué deux chansons. Les cachets ont été payés à temps et à l’heure », raconte ce dernier. Mais le retour prévu pour lundi a foiré. Et certains auraient été embarrassé, surtout Lady Ponce. « Je crois qu’elle voulait absolument rentrer le lundi. Mais étant donné qu’elle est un peu jeune dans le show-biz, elle ne sait ce qu’on appelle les petits décalages. Elle a un peu paniqué pour peut-être appeler son mari, et lui dire qu’elle ne rentrera pas lundi. Ce dernier a du mal réagir », croit savoir l’ex présentateur vedette de la télévision nationale.

Il avoue qu’en effet, « nous avons eu un petit décalage avec l’avion. Vous savez, ce sont les hautes autorités qui nous ont invité. On ne peut pas bousculer ces gens-là ». C’est donc mercredi que « l’avion a été mis à notre disposition mercredi, et nous sommes rentrés sains et saufs », s’en réjouit Elvis Kemayou. Selon lui, les cachets ont été payé hors-norme. « Chacun a eu près d’un million dans sa poche », précise-t-il en montrant quelques décharges signés de ces artistes. Pour lui, il n’y avait pas vraiment matière à se plaindre. « Quand les hautes autorités d’un pays vous invitent et vous reçoivent dans d’aussi bonnes conditions, avec des chambres de princes, vous mangez, buvez, pour quatre jours…et vous rentrez avec des millions chez vous, je pense qu’il faut dire merci à la Guinée équatoriale », dit-il.

Edouard TAMBA

et Souley ONOHIOLO

In Le Messager du 04-07-08

Qui a peur des blogs? 20 juin 2008

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BLOGOSPHERE

Une eurodéputé appelle à plus d’encadrement

Cette semaine n’aurait pu s’achever sans qu’un truc me wanda. Camarades, Camaradesses, chers amis, amies, frères et soeurs en Internet via le blogging, c’est que les gens n’aiment pas les gens. On bloggue nous notre chose tranquille et ça dérange certains. Parmi lesqueles l’honorable Marianne Mikko (Me demandez pas qui c’est encore). Hé bien, Selon un article repris par le Courrier international,

Un rapport d’une élue estonienne invite l’Assemblée de Strasbourg à encadrer plus strictement la blogosphère. L’hebdomadaire bulgare Kapital (ne cliquez sur ce lien que si vous en êtes capable…) y voit une menace pour la liberté d’expression sur la Toile.

On y apprend que


L’idée vient d’une députée socialiste estonienne, Marianne Mikko, auteur d’un rapport sur la question qui vient d’être publié à Strasbourg. “Jusqu’à présent, la blogosphère était un espace de bonnes intentions, avec un discours relativement franc et ouvert, peut-on y lire. Beaucoup de gens font confiance aux blogs. Cependant, du fait de leur banalisation et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des personnes de moins en moins scrupuleuses.”

Pour que la blogosphère reste un espace de bonnes intentions, l’eurodéputée préconise dans son rapport l’introduction d’un “indice de qualité, pour qu’il soit clair pour tout le monde qui écrit et pour quelle raison”. Dans la même veine, son texte estime que si “jusqu’à présent, nous n’avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace”.

Les eurodéputés sont connus pour leurs capacités à produire des rapports fantaisistes, truffés de formules vides. Le rapport de la députée Mikko a reçu, en revanche, le feu vert de la commission de la Culture et de l’Education et sera bientôt voté en séance plénière du Parlement. Soyons clairs. S’il passe, cela ne veut pas dire que la législation européenne va désormais limiter la liberté d’expression sur le Net. Mais, politiquement, ce rapport ouvre justement la voie à de telles restrictions.

Mais, avant d’en arriver là, posons-nous la question de savoir sur quelles bases la Commission européenne peut juger à notre place de la qualité de ce que nous lisons ou écrivons sur Internet. Sur quelles bases jugera Strasbourg de la bonne foi ou non d’une opinion.

Les déclarations d’un autre eurodéputé, l’Allemand Jorgo Chatzimarkakis, posent d’autres interrogations. Ce dernier déclare, sur le site de la Commission, que les “blogueurs ne peuvent certainement pas être automatiquement qualifiés de menaçants”. Mais, ajoute-t-il, les “blogs sont aujourd’hui un puissant instrument de communication et peuvent être considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant que tels, une menace.”

“Une forme avancée de lobbying”… Traduite en langage compréhensible, cette formule absconse du député européen veut dire l’expression d’une opinion différente de celle communément admise par la Commission ou par un autre organisme européen. Si de telles opinions circulent sur la Toile et contredisent telle ou telle position officielle, cela fait partie du débat démocratique normal. C’est la preuve qu’une pensée libre et indépendante existe sur notre continent. Est-ce bien cela qui semble inquiéter les députés européens ?

Irina Novakova
Kapital

 

 

Voilà donc comment les gens cherchent les problèmes ici dehors. Et il me semble bien que ce n’est que le début. D’ici à ce que les choses se gâtent passez d’abord un bon weekend.

Incendie au supermarché Skt à Yaoundé 18 juin 2008

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INCENDIE

Feu en plein cœur de Yaoundé !

Le supermarché Skt et flammes. Le cabinet d’avocats Tang-Ndombo aussi. La boutique « Full » et bien d’autres également attaquées.

Les sapeurs pompiers de Yaoundé ont eu du pain sur la planche, hier 17 juin 2008. Très tôt le matin, un incendie a déclenché au supermarché Satkarmar (Skt). Le bâtiment en question est situé sur l’axe partant de la cathédrale Notre-Dame des Victoires au marché du Mfoundi. Aux environs de 9h, les soldats du feu s’activent dans tous les sens. Les uns sont sur le toit, les autres déploient les tuyaux à l’avant et à l’arrière du bâtiment. Près d’une heure déjà qu’ils s’activent sous les regards de centaines de personnes massées autour du lieu du drame. Ils sont maintenus à bonne distance par le cordon de sécurité des éléments de la police. « L’alerte a été donnée vers 7h40, et ils sont arrivés près de 20 minutes après », affirme un des employés du supermarché Skt. Ce dernier, ses collègues et des volontaires s’activent encore à retirer des marchandises du magasin.


Meubles, appareils électroniques et électroménagers, bouteilles de liqueur, packs de bière, produits cosmétiques… jonchent les alentours du magasin. Des présentoirs portant divers bibelots et produits manufacturés ont été sauvés des flammes. Le contenu des boîtes de yaourt, de lait et autres liquides se mêle à la paperasse pour former une patte boueuse au sol. « Ne laissez pas les gens en babouches là entrer », lance un pompier en montrant les bris de verre. Le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, arrive aux environs de 9h30. Rejoignant le directeur de la sécurité publique à la Sûreté nationale sur les lieux. Leur départ est suivi de l’arrivée du préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo. Un commandant du corps des sapeurs pompiers vient au rapport. Les autres bureaux et commerces installés dans le bâtiment n’ont pas échappé à la furie des flammes.

Pompiers évanouis
« Je suis très éprouvée. Voilà ce qu’on a pu sauver », lance la responsable du cabinet d’avocats Tang-Ndombo. Quelques dossiers et ouvrages de droit ont été sauvés du feu. Elle attend qu’un camion vienne les emporter, redoutant une éventuelle pluie. « Vous pouvez monter voir. Les bureaux ont brûlé, avec les meubles, les rideaux. Il y avait des encyclopédies que vous ne pouvez plus trouver. C’est un cabinet qui a plus de 30 ans », poursuit-elle. Son voisin de la boutique « Full » est dépassé par les événements. « Je ne peux rien vous dire de concret. On ne peut pas encore estimer », confie François Fezeu. Plusieurs personnes s’activent pour extraire la marchandises ; des matériels et consommables informatiques. « On m’a réveillé le matin pour me dire que le supermarché qui est à côté de mon magasin est en feu. D’après des dires, le problème serait lié au groupe électrogène de Skt », confie F. Fezeu.


Un agent de Aes-Sonel est sur les lieux pour une inspection. « Tout le réseau Aes est normal. Si le problème est d’origine électrique, c’est en aval, à l’intérieur », relève M. Ella, chef de base de technique de Aes-Sonel Ngousso. Les pompiers à cours d’eau font plusieurs tours pour se ravitailler. Des poches de brasiers persistent à l’intérieur. L’intensité de la chaleur et de la fumée envoie deux pompiers dans les pommes. « Il s’agit d’un incendie de catégories mixtes », confie un commandant. Et d’expliquer qu’on y retrouve les classes A (papier), B (produits pétroliers et plastiques), C (gaz) et D (Corps métalliques). Mais, « ce n’est pas du tout facile », déplore t-il. Les normes récentes de sécurité et de secours n’y seraient pas au point. D’où les problèmes d’accès et de circulation dont se plaignent les pompiers.


L’avocat des responsables de Skt pense qu’il est hâtif de faire des déclarations. Même si il se murmure que 90% des marchandises ont cramé. Un militaire témoin de l’événement pense qu’il en aurait été autrement. « C’est vers 6h30 que le feu a été remarqué à l’intérieur. On voulait casser pour éteindre, mais un des vigiles demandait qu’on attende le responsable du magasin », raconte-t-il. C’est pour cette raison, selon lui, que les secours ne sont pas intervenus à temps. Quoi qu’il en soit, les enquêteurs des forces de l’ordre, et ceux de l’assureur, Axa, sont sur coup. Tandis que tristesse et nervosité sont de mise chez les employés. Ils sont au total trente-six dont le gagne-pain vient d’être mis à mal par les flammes.

Par Édouard TAMBA
In Le Messager du 18-06-2008

Des journalistes de Stv convoqués à la police judiciaire 13 juin 2008

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Affaire Boney-Eto’o

La police judiciaire aux ordres du Minsep

Boney philippe a déféré à la convocation de la Direction de la police judiciaire (Dpj). Le journaliste de Radio tiéméni siantou (Rts) s’y est personnellement présenté hier, 12 juin 2008. C’est au tour de 10h qu’il y arrive ; la main gauche encore sous plâtre. Il se dirige ensuite vers la sous-direction des enquêtes criminelles. Il en ressortira près d’une heure plus tard. Les sources policières restent avares quant au contenu de l’audition. Toujours est-il que les enquêteurs auraient présenté une correspondance du ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) adressé au délégué général à la sûreté nationale (Dgsn).

Le Minsep, Augustin Edjoa, y demande l’ouverture d’une enquête sur l’incident survenu le 31 mai 2008 à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Un incident d’où Boney Philippe est sorti la lèvre supérieure enflée et la main gauche fracturée. Ce après avoir subi une agression de l’avant-centre des Lions indomptables, Samuel Eto’o Fils, aidé de ses sbires. La lettre du ministre date du 2 juin 2008. Ces enquêteurs auraient aussi buté sur la position de Boney Philippe. Car pour ce dernier, les excuses qu’il a acceptées en font une affaire close.

N’empêche que la police judiciaire semble vouloir faire son travail. Dans le cadre de la même enquête, d’autres personnes pourraient être entendues. Notamment des personnels de Spectrum television (Stv) et New Tv dont les caméras avait été arraché durant l’incident. Ces appareils avaient été restitués, mais sans la cassette pour ce qui est de Stv.

Edouard TAMBA

P.S. Les confrères, Marie Solange Amougou (camerawoman) et Périn Menchior Nzie (journaliste) de Spectrum television (Stv) sont attendus ce jour à la Direction de la police judiciaire dans le cadre de la même affaire.

Le cinéma du tapis rouge et de la bière 10 juin 2008

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ECRANS NOIRS 2008

Le tapis rouge et la bière d’abord !

Exit donc la 12e édition des Ecrans noirs 2008. Le festival du cinéma africain s’est achevé samedi dernier à Yaoundé. En grandes pompes. Comme à l’ouverture une semaine plus tôt, le public a pris d’assaut les hauteurs de Nkol-Nyada au sommet duquel s’élève le palais des Congrès. Sous les flashes et cameras. Ariane télévision faisait encore son show en direct. Comme à l’ouverture, les gens étaient tirés à quatre épingles. La salle de projection était pleine à craquer. Tel un œuf.

Il y avait apparemment beaucoup plus de monde. Peut-être grâce (ou à cause) de l’oraison funèbre de la Cameroun music corporation (Cmc), prononcée non loin de là. La Cmc est out, vive la Socam ? Revenons aux Ecrans noirs pour noter qu’il n’y a pas seulement eu foule aux cérémonies d’ouverture et de clôture. L’enthousiasme était aussi de mise au Boulevard du 20 mai. Lieu choisi pour abriter « le village du festival ». ici, on pouvait acheter des livres, des films, des tableaux, surfer sur Internet, suivre des colloques…

Ces activités diurnes ont souvent été reléguées au second plan. Au profit de cette bière qu’on dit aimer le cinéma, et de la bouffe. Il n’y était pas interdit de danser, une fois éméché. Les visiteurs aimaient s’y rendrent une fois la nuit tombée. « Je vais aux Ecrans noirs », annoncçaient-ils alors pompeusement. Comme s’ils étaient des passionnés de ce cinéma. Pourtant du 1er au 6 juin, il était possible de les compter au bout des doigts dans les salles. Les lieux de projection ne manquaient pas : plus d’une demi-douzaine de salles : Cinéma Abbia, British council, Centre culturel français, Institut Goethe, Cinétown de Mvog-Ada, Cinétown de Melen et Université de Soa.

Le public était tellement maigre à l’Abbia que les hôtesses commises aux portes d’entrées laissaient entrer tout le monde. Avec ou sans billet. C’était donc ça le côté populaire de la 12e édition des Ecrans noirs. Malgré l’évolution en quantité en en qualité des productions camerounaises. Malgré environ 1500 billets d’accès gratuit distribués. Malgré la multiplication des sites de projection pour rapprocher les films du public. Ce public a une fois de plus préféré les réjouissances alcooliques/alimentaires du Boulevard du 20 mai et le m’as-tu vu au palais des Congrès. A chacun ses Ecrans noirs !

 

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 10-06-2008