jump to navigation

Les Chinois inquiètent les aviculteurs camerounais 23 mai 2008

Posted by TAMBA in Economie.
Tags: , , ,
9 comments

FILIERE AVICOLE

L’empire du milieu attaque, les Camerounais tremblent

l’Inter professionnel avicole du Cameroun (Ipavic) et l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) ont signé une convention de partenariat vendredi dernier. L’Etat s’engage à soutenir la filière

La boulimie de l’économie chinoise ne gène pas seulement les grandes puissances occidentales. L’inquiétude grandi chez les opérateurs de la filière avicole au Cameroun. Surtout depuis l’annonce de la construction du complexe « Huanyu Cameroon » au quartier Mvan à l’entrée sud de Yaoundé. Il s’agit d’un projet ayant des objectifs de production de l’ordre de 20 000 poulets de chairs par bande, et 80 000 œufs par jours. L’usine pourrait être opérationnelle d’ici décembre prochain. Le président de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) y voit un réel danger. Face à la presse le 16 mai 2008, ce dernier rappelle que l’importation du poulet congelé au Cameroun entraînait la perte de 11 500 emplois dans la filière tous les ans. Selon lui, l’arrivée de l’Empire du milieu pourrait être tout aussi nuisible.

« Le véritable problème avec les Chinois c’est que tout est fermé entre eux. On ne sait pas exactement ce qu’ils sont entrain de faire », déclare le président de l’Inter professionnel avicole du Cameroun (Ipavic), Amadou Moussa lors de la même rencontre. Les responsables de l’Acdic et de l’Ipavic indiquent que ces Chinois sont déjà installés dans la province du Sud-Ouest, et évoluent dans l’opacité. « Personnellement ça ne m’effraie pas ; cela ne nous inquiète pas en tant que tel », relativise Amadou Moussa. Quoiqu’il en soit, « les Chinois nous trouverons sur leur chemin », promet Bernard Njonga. Cet optimisme est alimenté par deux nouvelles. Des promesses du gouvernement en vue de soutenir les opérateurs nationaux, et la signature d’une convention entre Ipavic et Acdic.

« Des choses concrètes sont entrain d’être faites…», affirme le président de Ipavic. D’après lui, le gouvernement aurait consenti à réserver 1 milliard de Fcfa à la subvention de la production avicole. A ce milliard s’ajoute 221 autres millions pour l’achat des œufs à couver. Ces œufs devraient assurer la présence d’une quantité de poulets de chair suffisante pour les prochaines fêtes de fin d’année. Quant au milliard de francs, l’Ipavic pense que ce sera utile à l’industrialisation de la filière « On va rentrer dans la modernité », projette l’Ipavic. Ce installant une chaîne d’abattage moderne, et des chambres froides pour la conservation du poulet. Des innovations qui pourraient permettre aux aviculteurs nationaux d’améliorer la production, le conditionnement et la conservation du poulet de chair. Les 20 500 tonnes de déficits de la production locale pourraient ainsi être couverts.

La convention de partenariat liant l’Acdic et l’Ipavic prévoit de veiller au respect d’un certain nombre d’engagements. Notamment l’interdiction d’importation du poulet congelé. Les deux associations envisagent aussi l’élaboration d’un code de norme pour les poulets et les œufs dans l’optique de la création du label « poulet-Cameroun », des actions de veille aux frontières du Cameroun, la mise sur pied d’un fonds de développement de l’aviculture…

Par Edouard TAMBA

In Le Messager du 22-05-08

L’acdic renouvelle son bureau au Cameroun 31 mars 2008

Posted by TAMBA in Economie.
Tags: , ,
add a comment

CONSOMMATION/PRODUCTION

Statu quo dans l’exécutif de l’Acdic

L’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) a tenu son assemblée générale le 28 mars 2008 à Yaoundé.


On prend les mêmes et on continue. C’est ainsi que pourrait se résumer l’issue du renouvellement du bureau exécutif de l’Acdic, vendredi dernier à Yaoundé. Les membres de cette association étaient réunis en assemblée générale dans les locaux de la faculté de théologie protestante. Sans concurrent, Bernard Njonga, président national sortant, rempile pour les quatre prochaines années. Les premier et deuxième vice-présidents aussi. A savoir : Isaac Njifakue et Mme Djakaou Julienne. Mme Moussa Aminatou conserve le commissariat aux comptes tandis que Jacob Kotcho reste secrétaire permanent. Six personnes font tout de même leur entrée dans le « club » des conseillers.

Entre 9h30 et 23h, il n’aura pas seulement été question de renouvellement du bureau exécutif. Les cent quatre vingt un (181) délégués présents aux travaux ont pris connaissance du rapport d’activité de l’Acdic. L’Acdic créée en 2003 compte à ce jour « 11 800 membres dont 70% d’hommes (…) Les agriculteurs constituent 45% des membres », relève Jacob Kotcho dans un son rapport « bilan ». Ce dernier revient sur les campagnes initiées et menées par l’Acdic. Notamment celles contre l’importation des poulets congelés, la sensibilisation sur la grippe aviaire et la promotion de la souveraineté alimentaire. Pour ce qui est du poulet congelé, le Cameroun est passé « de 22 154 tonnes importées en 2003, à 0 tonnes en 2006 et 2007 », indique le rapport.

Ce qui a arrangé les affaires des aviculteurs. Car selon l’Acdic, « en l’espace de 11 mois, ces derniers ont réalisé des investissements chiffrés à environ 1,2 milliards de Fcfa sans aucun soutien de l’Etat ; ce qui a induit un accroissement du potentiel et de la production nationale de 50,3% ». Mais la psychose autour de la grippe aviaire a plombé l’envol du poulet local. « Les opérateurs de la filière avicole ont accumulé des pertes chiffrées à 3 milliards de Fcfa, sans qu’aucun soutien ne leur soit apporté par les pouvoirs publics », poursuit J. Kotcho. L’Acdic a donc remis ça pendant neuf mois pour sensibiliser. Puis vint la « campagne pour la souveraineté alimentaire » pour dénoncer « la présence massive des produits importés sur les marchés ». 620 000 pétitions ont été collectées à cet effet. « Mais leurs destinataires, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale ont constamment refusé de les recevoir », regrette le secrétaire permanent.

Ce qui l’amène à reconnaître que l’accomplissement des initiatives n’est pas « total ». Du coup, « tous les clignotants de notre agriculture sont au rouge », tempête Bernard Njonga dans son rapport moral. Pour preuve selon lui, l’agriculture qui occupait 68% de nos populations n’en a plus que 50%. De plus, « le sac de l’engrais 20 10 10 est passé de 7000 à 15 000 Fcfa ; il n’existe aucun établissement de financement direct de l’agriculture ; on importait 170 000 tonnes de riz en 1996. Aujourd’hui on importe 475 000 tonnes … » L’Acdic n’en a pas qu’après les politiques gouvernementales. Ses membres aussi. « Il nous a été instruit de travailler à renforcer, prioritairement, l’engagement militant de nos membres », signale Jacob Kotcho. Ces derniers se comporteraient comme des investisseurs attendant leurs dividendes. L’autonomie de l’association n’est pas en reste dans la mesure où les membres contribuent pour à peine 10% au budget de l’Acdic. N’empêche que le combat de l’Acdic se poursuit.

Par Edouard TAMBA

In Le Messager du 01-04-08

Revalorisation des salaires de la fonction publique au Cameroun 9 mars 2008

Posted by TAMBA in Economie, Société.
Tags: ,
add a comment

Les choses qui arrivent aux autres commencent déjà à m’arriver“, disait Prince Afo Akom, chanteur camerounais. Je ne me sentais pas concerné jusqu’à ce que… Hé oui Malaïka, ton expérience ne m’a pas servi d’exemple. Figurez-vous que l’article ci-dessous, en ligne depuis dimanche dernier, contient une grossière erreur. De calcul.

La revalorisation des salaires du secteur public au Cameroun n’est pas de 23% comme l’indiquait le titre. Ce que j’ai plutôt affirmé, en me melant les pédales. Pourtant  je sais que je ne sais pas nager. Il s’agit de 15% en plus sur l’ancien salaire de base. Et ensuite, 8% en plus sur le nouveau salaire de base. Interpellé sur une coquille dernièrement, j’ai du répondre que “même le serpent se renverse“. Cette fois, j’en perd mon latin (je veux dire le peu que je crois connaître du français).

Chers lectrices et lecteurs,mille excuses. Au besoin j’écrirais ça je remplirais un cahier double ligne de 32 pages avec ce mea culpa et ces excuses sincères. J’ai apporté les retouches nécessaires, faute de sucrer le billet.

FONCTION PUBLIQUE

Des salaires revalorisés à la fonction publique

Des décrets du président camerouais Paul BIYA annonce une revalorisation du salaire de base et des indemnités de non logement pour les personnels civils et militaires dès le 1er avril 2008.

Le secret était dehors. Mais il fallait un acte officiel. Chose faite depuis le 7 mars 2008. « La rémunération mensuelle de base des personnels civils et militaires est à compter du 1er avril 2008, revalorisée de 15% », indique l’article 1er du décret 2008/099 signé du président de la République, Paul Biya. Le décret 2008/100, toujours du chef de l’Etat annonce que « le taux de l’indemnité de non logement servie aux personnels civils et militaires est à compter du 1er avril 2008 revalorisée à 20% de la rémunération mensuelle de base ».

Les bénéficiaires de cette mesure sont « les fonctionnaires, les contractuels d’administrations, les agents de l’Etat, les décisionnaires et les hommes en tenue », précise le communiqué issu du conseil de ministre ayant précédé les actes du chef de l’Etat. Des actes qui tombent comme une bouffée d’oxygène. Au moins pour les fonctionnaires relevant des catégories à A à D, les contractuels indiciaires, les contractuels catégoriels et les agents décisionnaires. Contrairement aux hommes en tenue et aux magistrats, ces derniers ont vu leurs salaires de base réduits par deux fois. Ce en 1992 et en 1993. Exception faite des agents décisionnaires dont les salaires n’avaient été réduit qu’une fois. « A cette époque, la réduction était arbitraire », se souvient un fonctionnaire du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi).

Selon lui, les deux baisses de salaire cumulées dépassent l’ordre de 50%. La Centrale syndicale du secteur public du Cameroun évalue cette réduction à 75%. Tout compte fait, l’agent de l’Etat percevant un salaire de base de 100 000 Fcfa à l’époque, aura 38 000 Fcfa en plus dès fin avril. Car il faut y ajouter les indemnités de non logement qui augmente de 8%. Notre fonctionnaire du Minresi signale que cette indemnité est passée de 20 à 8% en 1993. Puis de 8 à 12% en 1997. « Les salaires avaient été légèrement revalorisés, mais il n’y avait pas eu d’annonce. C’est à la banque que chacun constatait que son salaire a un peu augmenté », se souvient-il. Tout en préférant que ces mesures soient relativisées. « Ca ne représente rien, dit-il, surtout pour ceux qui ont des petits salaires ». A l’exemple d’un agent décisionnaire dont le salaire de base est de 40 000 Fcfa. Il aura 15200 Fcfa de plus !


Edouard TAMBA

Promesse de recrutements et baisse de prix au Cameroun 9 mars 2008

Posted by TAMBA in Economie, Société.
1 comment so far

PERSPECTIVES

Recrutements et baisses des prix à l’horizon

Les décrets et ordonnances signés du président de la République Paul Biya le 7 mars 2008, relèvent du concret. Mais le communiqué de presse issu du conseil ministériel de vendredi dernier annonce d’autres mesures à venir. Ce notamment dans le domaine des prix des biens et services, et dans le domaine de l’emploi. En plus des ordonnances annonçant des diminution ou suspension de droits de douanes, ou encore la défiscalisation et l’importation de certains produits, Paul Biya a prescrit d’ « autres mesures ». A l’instar de « la prise par le Gouvernement des mesures appropriées pour accroître l’approvisionnement du marché local en denrée afin d’en améliorer la disponibilité ».

De même qu’ « à moyen terme », les tarifs des hydrocarbures et des services de téléphonie pourraient baisser. Car le chef de l’Etat a requis « l’examen de la possibilité d’une refonte totale de la structure des prix des produits pétroliers des tarifs de téléphones et du coup de la gestion des comptes bancaires dans le but d’en retirer des postes dont les coûts pourraient ne pas être supportés parle consommateur final ». Il a aussi demandé « l’accélération du traitement  des dossiers » relatifs à l’amélioration de l’offre en énergie, « ainsi que  des programmes spéciaux agricoles notamment dans les filières de la banane plantain, du riz et des racines et tubercules », précise le communiqué signé du secrétaire général de la présidence de la République.

Les perspectives sont tout aussi reluisantes quant à l’emploi. Ce avec « la finalisation de la procédure de recensement et la contractualisation des agents temporaires ». Ceux-ci seraient encirons 18 000 au service de l’Etat. On y évoque par ailleurs, « le lancement de la deuxième phase du programme de recrutement des instituteurs vacataires » et « le recrutement des personnels dans les secteurs d’encadrement administratif et de sécurité ». A cela s’ajoute « l’accélération des procédures ne vue de l’intégration et la prise en charge des diplômés des grandes écoles de formation », et le renforcement d’un certains nombre de programmes pour promouvoir l’« emploi des jeunes non diplômés ou en difficulté ».

La lutte contre la corruption, l’inertie, laxisme… n’est pas en reste. Quid de l’efficacité de toutes ces annonces ? Le président de la République estime que ce sont des mesures à court et à moyen terme visant à « apporter de premières réponses à l‘impatience qui se manifeste ». Qui vivra vera!

Edouard TAMBA

Le Mincommerce en guerre contre les produits avariés 16 janvier 2008

Posted by TAMBA in Economie.
Tags:
add a comment

MARCHES

Guerre contre les produits avariés

Le ministère du Commerce a procédé à la destruction des marchandises périmées saisies par la délégation départementale du Mfoundi.

On brûle des marchandises comme ça ? ”, s’interroge un passant non loin du lieu dit 2e échangeur à la sortie sud de Yaoundé. Il est un peu plus de 13 et les flammes viennent d’embraser des produits de toutes sortes. Pesons à ressort, paquets de confiseries, biscuits, produits cosmétiques, sachets de lait en poudre, piles, patte dentifrice, paquets de maïs pour pop corn… Ce passant, comme quelques curieux ahuris, ignore que les produits en question sont pour la plupart impropres à la consommation. Parce que avariés ou périmés. Il s’agit de produits saisis dans les commerces par la délégation départementale du Mfoundi du ministère du commerce (Mincommerce).

La tâche a été menée par les agents de la délégation départementale du Mfoundi. Ce, entre novembre et décembre 2007, selon les explications données au ministre du Commerce par le délégué départemental du Mfoundi, Nicanor Ndjinang Zanga. Avant de mettre le feu, les membres de la commission ad hoc chargée de la destruction ont présenté les produits aux autorités présentes. Des sachets de laits et des boîtes de beurre périmés depuis novembre 2000. Des paquets de biscuits, pots de défrisage, pop corn périmés depuis 2006. Des paquets de bonbons et autres produits ne portant pas la mention “ vente en Cemac ”…

Une atteinte à la santé publique ”, s’insurge Luc Magloire Mbarga Atangana. Il en profite pour féliciter le travail abattu par ses services déconcentrés. “ On a pu mettre la main sur ces produit dangereux parce que impropres à la consommation. C’est un triste spectacle, je souhaite que nous n’ayons pas à le revivre. Cela suppose un comportement plus clair de la part de tout un chacun ”. Un employé de la société de Chocolaterie et confiserie du Cameroun (Chococam) a même été gardé à vue à cause de bonbons suspectés d’être frauduleusement vendu au Cameroun. Il a ensuite été remis en liberté après que le responsable des ressources humaines de cette entreprise ait pris l’engagement de le ramener.

Quant aux pesons à ressort, le délégué départemental explique que l’usage de ces appareils est interdit dans le commerce. “ Cette manifestation est à but pédagogique ”, précise le Mincommerce. Il y est question, selon lui, de “ faire comprendre aux opérateurs que l’administration et ne les laissera plus faire ”. Car “ il est inconcevable que vous retrouviez en vente des produits comme de la levure, arrivée à expiration il y a maintenant sept ans. Il y a une complicité collective et individuelle ”. Poursuit L.M Mbarga Atangana qui appelle les populations à plus de vigilance et les opérateurs économiques à changer de mentalité.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 15-01-2008