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Bbc à l’assaut du Nord Cameroun 14 avril 2008

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COMMUNIQUE DE PRESSE

14 avril 2008

Une “Journée Cameroun” pour marquer le lancement du nouveau relais FM de la BBC à Garoua

La BBC marquera le lancement officiel de son nouveau relais FM dans la ville de Garoua, avec une journée spéciale de programmes consacrés au Cameroun, le vendredi 18 avril. Ce relais diffusera des programmes en anglais, en français et en haoussa, à destination de la ville de Garoua et ses environs.

La station de Garoua, qui émet sur la fréquence 94.4 FM, vient compléter un solide réseau de relais comprenant ceux de Yaoundé (98.4 FM), Bamenda (95.7 FM), et Douala (101.3 FM). Par ailleurs, à partir de la mi-avril, les auditeurs de Yaoundé et Douala pourront écouter les programmes de la BBC sur Real Time Music (106 FM), grâce à un nouvel accord de partenariat passé entre RTM et la BBC.

S’exprimant sur cet événement, Ruxandra Obreja, Directrice du Développement des Réseaux de distribution au Service Mondial de la BBC, a noté que “la nouvelle fréquence de Garoua sur 94.4 FM porte à quatre le nombre de relais de la BBC au Cameroun”, ajoutant : “C’est merveilleux que nous puissions servir nos émissions en qualité FM à un plus grand nombre d’auditeurs à travers le pays. J’espère qu’ils vont apprécier nos programmes en anglais, en français et en haoussa, notamment ceux qui ont été prévus à l’occasion de la Journée Cameroun. Nous avons également le plaisir d’annoncer que dans le cadre des manifestations prévues, la BBC va organiser une session de formation en journalisme radio à l’intention des professionnels du monde des médias au Cameroun.”

Sur l’ensemble du continent africain, les auditeurs de la BBC écouteront, le 18 avril, des reportages en anglais, en français et en haoussa, réalisés aux quatre coins du pays.

Les émissions prévues dans le cadre de cette journée spéciale comprennent aussi bien des débats autour de sujets importants tels que les migrations, le tourisme, la politique, la culture, que des discussions interactives avec la participation des auditeurs, des interviews de personnalités camerounaises de premier plan et des programmes musicaux.

Le relais de la BBC à Garoua, sur 94.4 FM, diffusera à l’intention des auditeurs francophones, les principaux programmes d’informations de BBC Afrique : BBC Matin, BBC Midi et BBC Soir.

Quant aux auditeurs anglophones, ils auront le plaisir de retrouver sur la nouvelle fréquence, les émissions les plus populaires de la BBC consacrées à l’Afrique, à savoir : Network Africa, un programme d’informations présentant les principales nouvelles du jour et comprenant des rubriques sportives, des magazines et de la musique, ainsi que Focus on Africa, une émission quotidienne d’informations et d’analyses consacrée à l’Afrique.

Le nouveau relais de la BBC à Garoua diffusera aussi des programmes quotidiens d’informations en haoussa, à 05:30, 06:30, 13:45 et 19:30 GMT.

Fin

Le Cameroun a son “people des ruraux” 9 mars 2008

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PRESSE

Les campagnes d’Afrique en kiosque

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Dynamique Afrique centrale a présenté sa nouvelle publication le, 5 mars 2008 à Yaoundé.

 

« Eclat d’Afrique ». Nom de baptême du nouveau né des magazines au Cameroun. La publication au slogan « le meilleur de nos campagnes », s’affirme comme étant le magazine people du monde rural. Cinquante-deux (52) pages « toutes en couleurs ». Le produit qui sera mensuel, tient dans un format entre le magazine et le tabloïd. On y découvre une « paysanne extraordinaire », Agnès Koa.  Une dame âgée de 41 ans, spécialisée dans l’élevage ovin à Nkom Ndamba, non loin de Yaoundé. Cette dernière « ne peux plus laisser l’élevage ». Car, « J’y gagne beaucoup. Je suis milliardaire à mon niveau », affirme-t-elle. La une et les quatre pages qui lui sont consacrées laissent voir Agnès en action et en parole.

People après people, on y découvre un « Top model Banana ». Solange Nana, couturière à Bafoussam « a fait du tronc de bananier la matière de base des vêtements qu’elle confectionne ». La preuve en photos. Charles Thé en a aussi. Côté cour, c’est chercheur et professeur de génétique en service à l’Institut de recherches agricoles pour le développement (Irad) et l’Université de Yaoundé. Il a, à son actif, 18 variétés de maïs inventées.  Et cerise sur le gâteau, 20 millions de Fcfa reçus comme prix spécial du président de la République au Jersic 2007. Côté jardin, c’est un sexagénaire encore vieux garçon. « Mes potentielles épouses se sont toujours senties reléguées en troisième position de mes priorités après mon tabac et mes recherches », explique le « génie du maïs ».

A des centaines de kilomètres de là, Nicolas Mbarga a d’autres soucis : dompter les hippopotames de la Bénoué à Garoua. 18 ans de service, et tellement motivé qu’il compte « demeurer ici ». « Eclat d’Afrique » c’est aussi le carnet de route, la palabre, la chronique, des mets comme le Nkui qu’ « il faut goûter »… Et des sujets pas très « campagnes ». A l’exemple de cette page « High tech » faisant l’apologie du IPhone de chez Apple. Ou encore ces insolites racontant l’opération chirurgicale d’une fille née en Inde avec huit membres, la mort de trois candidats à la gendarmerie Guinéenne et « un faux vrai camerounais dans la police française ».

Le journal de Bernard Njonga,  directeur de la publication (Dp), pêche aussi par des fautes relevant de la typographie à l’instar de cette tirade de Agnès Koa dont le début n’est pas marqué. De plus, les caractères de la citation en question ne sont pas italiques comme les autres. Et Charles Thé serait âgé de 6 ans ? La prépondérance du rédacteur en chef, François Bimogo, est notable. Plus de dix pages à lui seul. Pour un coup d’essai, le Dp pense qu’ils peuvent mieux faire. C’est « un projet qui voudrait présenter d’autres visages de l’Afrique », explique-t-il. Mais encore, « enhardir les paysans africains », et « faire tomber les clichés réducteurs et dévalorisants à travers les quels les médias occidentaux présentent l’Afrique », souhaite Bernard Njonga. N’empêche qu’il a de quoi parader. Car selon lui, « c’est la première fois qu’un magazine se consacre aux ruraux », au moins dans la sous région. Les lecteurs devront débourser 1000 Fcfa pour en obtenir un exemplaire.

Par Edouard TAMBA

In Le Messager du 25-03-08

Magic Fm toujours fermée 5 mars 2008

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MEDIAS

Le black-out perdure à Magic Fm

Les auditeurs de Magic Fm sont toujours privés des programmes de la chaîne urbaine à Yaoundé. Le mystère plane toujours sur le commanditaire de la saisie du matériel de cette  chaîne.

Le silence radio se prolonge sur les 100.1 Mhz. Il s‘agit de la fréquence d’émission de la radio urbaine Magic Fm à Yaoundé. Cette chaîne à capitaux privés a cessé d’émettre dans la journée de jeudi dernier, 28 février 2008. Hier, 4 mars 2008, une partie du personnel est réunie dans la cour de la radio. Propriétaire, chef de chaîne, responsables des programmes, de l’animation et de la technique dissertent à voix basse. C’est l’évolution de la situation qui prévaut. Approché, Mbida Ndzana Grégoire, président directeur général (Pdg) de Magic Fm, ne  cache pas sa méfiance vis à vis des médias. « Je ne donne pas d’interview » lâche-t-il.

Quelques instants plus tôt, ses collaborateurs et lui prenaient part à une rencontre avec le service de presse de l’Ambassade des Etats-Unis. Occasion de rendre publique la déclaration signée du directeur adjoint du Bureau de diplomatie publique au Bureau des affaires africaines. On y apprend que les Etats-Unis suivent «  de près la situation actuelle ».  Surtout que le silence de « la chaîne qui déchaîne » entraîne celui de la Voix de l’Amérique (Voa) à Yaoundé par le fait que la première prend la seconde en relais à certaines heures. Par conséquent, « le gouvernement des Etats-Unis prend très au sérieux la liberté d’expression  (…) et s’opposerait à toute action pour restreindre » cette liberté.

En attendant les médiations de cette chancellerie porte ses fruits, les responsables de Magic Fm restent dans l’incertitude. A propos du personnel, « je leur ai demandé de rester calme et d’attendre ; on espère qu’il y aura une suite favorable », confie le chef de chaîne, Jules Elobo. Sept jours déjà que ça dure. « C’est une situation qui n’est pas satisfaisante pour ceux qui avaient souscrit pour les contrats de publicité », regrette le responsable du service commercial, Oscar Owono qui se réserve de faire des évaluations hâtives.

C’est la gendarmerie qui a effectué le « raid » s’étant soldé par la saisie du matériel de Magic Fm le 28 février dernier. Le personnel présent ce jour là, affirme que l’opération a été menée par le colonel Tchinda, commandant du groupement d’escadrons du Mfoundi. Il était accompagné d’une centaine de gendarmes. Ils ont emporté le matériel de la radio sans présenter une quelconque note officielle. Qui a donc donné l’ordre de fermer Magic Fm ? Les responsables de la radio étaient au ministère de la Communication (Mincom) le 3 mars 2008. A défaut du Mincom, Biyiti Bi Essam Jean-Pierre, ils y ont été reçu par le Directeur de la communication privée, Mvotto Obounou.

Au sortir de cette entrevue, « on peut affirmer que la décision n’est pas partie du Mincom », relève Jules Elobo. Encore moins de l’administration territoriale. Le préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo, leur a dit n’avoir reçu aucun document ou rapport émanant de la gendarmerie. Depuis lors, les tractations engagées par la hiérarchie de Magic Fm n’ont rien donné. Le secrétaire d’Etat à la défense, chargé de la gendarmerie aurait promis à ces derniers de s’en référer à son supérieur, le ministre de la Défense. « Il nous a dit que au moment venu, ils vont nous contacter », indique le chef de chaîne.

Édouard TAMBA