Quand Eto’o “zidanise” un journaliste 2 juin 2008
Posted by TAMBA in Ca me wanda!.Tags: Boney Philippe, Dj Kitoko, Idriss Carlos Kameni, Lions indomptables, Radio siantou, Samuel Eto'o Fils, Thomas Nkono
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Quand Eto’o “zidanise” un journaliste
En général, je préfère écouter la musique. Ca me fait un bien fou. Mais il m’est venu à l’esprit de composer un chanson. Depuis vendredi dernier. Je connais rien au solfège. Encore moins au rythme et autres. Je wanda. Du coup je choisis la parodie. Semble que c’est plus facile. Et donc je remixe le texte d’un titre à succès de Dj Kitoko (le papa des atalaku). Ceux qui connaissent la chanson s’y reconnaîtront.
Silence, et musique
Ceux qui n’ont pas vu comment Boney Philippe a été “zidanisé” par Eto’o levez les doigts!
” On dit conférence de presse oh On n’a qu’a poser questions
Hey mon ami là, dans conférence y’a pas palabres,
Pourquoi vous ne me posez pas des questions ?
Pourquoi vous ne me posez pas des questions ?
Allez têter têter, têter, têter
Eto’o a têté oho
Boney est K.O.
Eto’o a têter oho, il a blessé…
Eto’ooooooooooooooo… Catcheur!
Eto’ooooooooooooooo… Catcheur!
Deux jours que ça m’a pris pour réécrire ça. Pour être plus sérieux, si vous aviez vu ce coup de boule. Je dis seulement ce qu’on ma dit hein! Je n’étais pas là. Et pour cause, j’ai refusé d’aller couvrir cette conférence de presse. Expliquant à ma hiérarchie que je souhaite ne plus avoir à faire au Lions indomptables en tant que reporter. Je n’ai même pas regardé le match les opposant au Cap-Vert. Préférant regarder une fois encore “Les aventures d’un homme invisible” sur Cinécinéma.
Si vous saviez tout le dégoût que j’ai vis à vis de ces sportifs, idoles de tout un continent. L’occasion de les côtoyer pendant les préparatifs de la Can 2008 à Yaoundé a suffi à me permettre de comprendre deux ou trois choses. Ces héros n’ont que du mépris à l’égard des journalistes. Tous des gueux à leurs yeux. Ne vous empressez pas de jeter la pierre à ces lions. Même s’ils souffre de graves déficits en éducation et instruction. Même s’ils se prennent pour des intouchables. Même s’ils se prennent pour des champions du monde qu’ils ne sont pas. Même s’ils ne sont pas des modèles de moralité. Même si… (Jaloux va! me lance une petite voix)
Je suis journaliste, et je lance d’abord la pierre à mes confrères. Ceux là qui ont dû oublier qu’avec les sources d’informations, les protagonistes d’une affaire, les personnalités… il faut avoir le sens du contact et de la distance critique. On ne devient pas l’ami de quelqu’un pour l’avoir interviewé ou côtoyer pour des raisons professionnelles. On ne demande pas à un joueur des cadeaux, son maillot ou de l’argent, fût-il Lions indomptables.
Mes confrères auraient gardé des contacts strictement professionnels que les Lions n’auraient jamais eu l’occasion de les snober pour aller parler à leur confrères de l’occident. Mes confrères seraient restés fiers que jamais les Lions n’auraient eu l’occasion de les mépriser, de les traiter comme de vulgaires clochards.
J’espère que les malheurs de mon grand-frère Boney serviront de leçon à toutes et à tous. J’espère surtout que ce dernier et Radio Siantou poursuivront l’autre en justice. Il doit payer les préjudices physiques et moraux. Idriss Carlos Kameni et son mentor Thomas Nkono, aussi pour avoir arraché cameras de télévisions et téléphones portables des quelques confrères.
Mais, on est où là? Je wanda hein!
Edouard TAMBA
Recit d’une journée noire d’événements 12 avril 2008
Posted by TAMBA in Ca me wanda!.Tags: Edouard TAMBA, Insolite
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Quelle journée !!!
Garder ça pour moi ? Non ! Je ne peux pas. Ca me démange, tellement j’en ai souffert. Et pourtant tout avait bien commencé ce matin du mercredi 9 avril 2008. Un petit déjeuner comme je n’en prends presque jamais. Et une entrevue plus que fructueuse avec M. mon père. J’en avais le sourire d’une oreille à l’autre. Et je ne vis pas que les heures s’écoulaient. Du coup je me mets sur mon 31, et cap sur mon lieu de service. J’y arrive nyangalement vers 11h. La secrétaire répond à mon bonjour en me tendant une enveloppe. Je lui lâche un gros merci, convaincu qu’il y a de bonnes nouvelles. Je suis tellement obnubilé par le bon début de la journée que je manque de voir le sourire en coin de cette dernière. Et quand j’ouvre l’enveloppe qui en fait n’était pas fermée : krack boom ! Ah la coquine. Elle le savait.
D’ailleurs, c’est elle qui a du imprimer ce truc là. Je n’en reviens pas. Une demande d’explication. J’ai 24h pour « expliquer » mon absence « injustifiée » à la réunion du matin. « Mamy wata ! », m’exclame-je à voix basse. Comment ai-je pu oublier qu’il y avait une réunion très importante ce matin. Le genre de chose qui ne m’arrive jamais. Je viens là d’alourdir mon dossier disciplinaire. Un dossier pas très léger à la vérité. Je m’assois donc et bafouille en écrit des excuses du genre impératif d’ordre familial et bla bla bla… Quelle baffe ! Entre 12h et 19h, je fais profil bas. Je perds aussi l’usage de la parole. Je reçois des instructions aux environs de 19h15 qui m’obligent à rester seul à l’agence. Y a même pas moyen de placer un mot pour me soustraire. Merde !
Je me mets donc au travail. A peine cinq minutes de pianotage frénétique sur mon clavier et driiiiiiiiing. Je suis sollicité sur mon téléphone cellulaire. Une source (que je tiens à ne pas voir tarir de sitôt) me file une info de chez info. « Gars, on amène les gens là au parquet ». Encore ? Et ma source de préciser que cette fois ce n’est pas le dilatoire, « quelque chose va se passer ». Je laisse donc tout tomber. Même ma mauvaise gueule d’indiscipliné sanctionné. En route pour le parquet. Le lieu est envahi par la foule. Des parents et connaissances des « gens » signalés plus haut. Ces « gens » sont entendus par le Monsieur le procureur de la République (ou un de ses substituts). Ca commence à durer. 1, 2, 10, 60…120 minutes. Et ce n’est pas fini. Monsieur le procureur de la République a délivré à 12 de ces « gens » un réquisitoire introductif d’instance (je ne sais pas ce que ça veut dire).
De toutes les façons, les gens en question se dirigent chez le juge d’instruction. Ca dure encore deux heures. Le climat se « glacifie ». Les membres de la famille sanglotent. Certains maudissent la police, le pouvoir en place et tutti quanti. Moi quoi là dedans. J’envois seulement les infos (par téléphone) à ma rédaction. C’est autour de minuit que le verdict tombe. Détention préventive pour onze de ces « gens ». Au moment de filer cette info (toujours par téléphone), j’apprend que le journal est déjà parti à l’imprimerie. Malchance ! Le temps, le froid, le crédit de mon cellulaire… pour des clous. C’est donc à minuit passé que je commence à stopper le taxi en direction d’un quartier qui n’est pas la porte d’à côté. « 400 Mendong », fais-je pompeusement et sans succès.
Un couple me rejoint dans cette galère en face de la Sonel Centrale. D’où ce qu’ils sortent à pareille heure ? Allez savoir. En tout cas, la fille va aussi à Mendong. Les enchères baissent. Un taxi nous emmène à 250 F par tête. Un accident vient de se produire à moins de 200m du lieux de départ. Un motocycliste gît au sol. Sa moto est coupée en deux. Guidon, roue avant et réservoir d’une part. Le reste de l’autre. Le conducteur du véhicule impliqué dans l’accident est penché sur le motocycliste. Pas le temps de savoir s’il respire encore. Notre chauffeur met les pleins gaz. C’est au niveau de Olézoa qu’il me vient à l’esprit de vérifier que j’ai des jetons pour payer le taximan. Que nenni ! J’ai plutôt des billets. Un de 5000 Fcfa, et un autre de …5000Fcfa. Merde !
« Chauffeur, je viens de me rendre compte que je n’ai pas de petite monnaie. Vraiment…excuse moi, j’ai 5000 ! », lâche-je avec douceur et politesse. « Ah bon ! J’espère qu’il n’est pas encore minuit, on va essayer de faire la monnaie dans une station », rétorque-t-il. Ouf ! J’ai cru un instant qu’il allait me virer de sa voiture. Maintenant je prie pour qu’il y ait des stations-service ouvertes. Texaco Olezoa fermée. Mobil (Oil Lybia je voulais dire) Olezoa, hors-service. Texaco Nsimeyong fermée. Peut-être que Dieu est allé au petit coin. Si c’est le cas, faut qu’il se dépêche, vu que l’avant-dernière station-service du parcours est à moins de 2Km. Mais au niveau du Carrefour Acacia : BOOM. La roue arrière droite du taxi vient de tomber dans une bouche d’égout béante. Sans couvercle. Notre chauffeur manœuvre et sort du trou. Fin de parcours. La roue et ses accessoires sont « kapout ». Merde !
A moins d’un Km de Oil Lybia Rond-point express ? Tous les commerces des environs sont fermés. Sans demander son reste, le taximan nous abandonne là. Et ma voisine (de taxi et de quartier) de me proposer d’emprunter un taxi, et on verra une fois à destination. Je n’ai d’autre choix que d’accepter la proposition. Encore qu’elle n’a rien d’indécent. « Ca va ici chauffeur », crie ma voisine, à plusieurs centaines de mètres de ma destination. « J’ai payé pour vous hein ! Ca va », me dit-elle en descendant. « Mais je …izdhiehdfefhroighlek²… enfin, merci ! Et passez une bonne nuit ! », réussis-je à bredouiller. « Merci », murmure-t-elle avant de s’éclipser dans la pénombre. Ne me demander pas comment elle s’appelle. Je ne suis même pas sûr de pouvoir la reconnaître en route. Une fois à la maison, Merde !
J’ai oublié mes clés au bureau en me précipitant au parquet. Décidément. Ma petite sœur à un double, mais je découvre qu’elle est en vacance chez une tante. Me voilà donc squatteur chez… Bande de curieux. Je ne vous dévoilerais pas le lieu de mon sommeil. Toujours est-il que j’ai dormi. Je me suis réveillé le matin. J’ai pris une douche speed. J’ai rediffusé mes fringues de la veille sur moi. Et j’étais le premier à pointer son nez à l’agence. Evitant au maximum de prendre la parole. Histoire de digérer en solo mes malheurs de la veille et en me disant que ça aurait pu être pire. What a day!
Edouard
Un Canon pour des bébés? 30 mars 2008
Posted by TAMBA in Ca me wanda!.Tags: Insolites, bébés, Canon
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Les gens sont forts ici dehors. Ils ont de ces histoires… Je me demande s’il ne leur arrive pas d’en inventer. Voici encore une histoire délirante qu’on m’a raconté. Ca m’a tellement wanda que je ne pouvais pas là garder pour moi. Je vous assure que n’y ai rien ajouté.
Un Canon pour des bébés?
“A cause de la stérilité du mari, les Dunnet ne pouvaient pas avoir d’enfants et ils décidèrent un jour de faire appel à un père de substitution pour agrandir la famille..
Le jour où le père de substitution devait arriver, M. Dunnet embrassa sa femme et dit : Je m’en vais. Le type sera bientôt là.
Une demi-heure plus tard, par hasard, un photographe -spécialisé dans les photos de bébés- faisant du porte-à-porte sonna chez les Dunnet en espérant pouvoir vendre ses services.
- Bonjour madame, je viens pour… ?
- Oh non, pas besoin d’explication. Je vous attendais. L’interrompit Mme Dunnet.
- Vraiment ? fit le photographe. Très bien. Vous savez, je suis un vrai spécialiste des bébés.
- C’est pour cela que je vous attendais. Entrez donc et prenez un siège.
Après un moment, rougissante, elle demanda :
- Eh bien où commençons-nous ?
- Remettez-vous en à moi. Habituellement, j’essaye deux fois dans la baignoire, une fois sur le canapé et éventuellement deux fois sur le lit.Parfois, le sol du salon c’est sympa aussi.On peut vraiment faire ça n’importe où !!
- Baignoire, sol du salon ? Pas étonnant que Jean, mon mari, n’y soit pas arrivé.
- Madame, aucun de nous ne peut garantir un bon résultat à chaque fois.
Mais si nous essayons plusieurs positions et que je prenne suivant six ou sept angles, je suis certain que vous serez satisfaite des résultats
- Mais ça fait beaucoup, quand même… s’étrangla Mme Dunnet.
- Madame, suivant ma méthode, un homme doit prendre son temps. J’aimerais entrer et sortir en moins 5 minutes mais vous seriez déçue, j’en suis sûr.
- Je ne savais pas, fit timidement Mme Dunnet.
Le photographe ouvrit sa sacoche et sortit un album de photos de bébés.
- Celui-ci a été fait sur le toit d’un bus à Londres.
- Oh, mon Dieu !? s’exclama Mme Dunnet, triturant son mouchoir.
- Et pour ces jumeaux, le résultat est exceptionnellement bon quand vous considérez combien ça a pu être difficile pour la mère.
- Elle a eu des difficultés ?? demanda Mme Dunnet.
- Ho que oui ! J’ai dû l’emmener au Zoo de Vincennes pour faire correctement le boulot. Les gens se sont agglutinés sur 4 ou 5 rangs,se poussant pour avoir la meilleure vue. Une vraie représentation théâtrale!
- 4 ou 5 rangs ?? demanda Mme Dunnet, les yeux écarquillés d’étonnement.
- Oui, répondit le photographe. Et ça a duré plus de 3 heures! La mère criait et hurlait sans arrêt. J’avais du mal à me concentrer. Quand le soir est tombé, j’ai pu enfin commencer. Et puis, quand les écureuils se sont mis à mordiller mon équipement, j’ai juste eu le temps de tout remballer.
Mme Dunnet se pencha :
- Vous voulez dire que les écureuils ont mâché votre…hum…équipement ??
- Exact. Bon, madame, si vous êtes prête, je vais installer mon trépied et nous pourrons commencer.
- Votre… TRÉPIED ???
- Oh oui, j’ai besoin d’utiliser un trépied pour maintenir mon Canon. Il est vraiment trop gros pour que je puisse le tenir longtemps…. Madame ???
MADAME ???? …. Oh mon Dieu, elle s’est évanouie !
Affaire de blog de tag 6 mars 2008
Posted by TAMBA in Ca me wanda!.Tags: blog, Tag
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Je blogue, tu me tagues, on se copte
Ce serait mentir si je vous disais que j’y comprends quelque chose. J’espère seulement que ce n’est pas le “moukoagne” ou le “famla”. En tout cas, c’est Théo qui m’a “copté”, après avoir été aussi copté. Après un parcours de blogs tagueurs et tagués, j’ai pris le risque de m’y mettre. Le principe du jeu est plus explicite chez Cartunelo. Il s’agit selon lui de :
”
1.Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
2.Mettre le règlement du jeu sur votre blog
3.Mentionner six trucs sans importance sur vous
4.Taguer six autres personnes à votre tour
5.Les prévenir sur leurs blogs “
Par conséquent j’y vais avec mes six trucs sans importance.
1- Je suis journaliste (au cas où vous ne l’aurez pas remarqué)
2- Je ne sais pas nager
3- Encore moins pédaler à dos de bicyclette
4- Je ne suis pas végétarien, mais je n’aime pas la viande
5- Je ne regarde les matches du Barça que si Eto’o est sur la pelouse
6- Je m’aime jusqu’aaaaaaaaaa personne ne le ferait autant que moi
Comme vous vous en doutez, je ne suis pas du genre à aller chercher loin ce qui est à ma portée. Raison pour laquelle voici mes cibles. Je suis pas toujours galant, mais les blogueses d’abord.
5- Etum pour l’Afrique positive
Je crois que le règlement prévoit aussi que vous devez taguer d’autres blogs que le mien.
Edouard TAMBA
Ca chauffe à Kumba 26 février 2008
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Les centrales syndicales des transporteurs terrestres ont initié une grève illimitée sur l’étendue du Cameroun. Le mot d’ordre a pris effet lundi, 25 février 2008. Ce au moins dans les provinces du Centre, du Littoral, de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Et l’affaire a pris une autre ampleur. En témoigne ce mail reçu d’un habitant de Kumba. Là-bas comme dans d’autres villes, ça chauffe.
“
All business places in Kumba are completely shut down now. The main market has been locked. PMUC kiosks have all been smashed. A really wild crowed is going around with a crucifix written on it “Even Jesus di vex” (Even Jesus himself is angry).
I am just coming back from a little stroll in town. I had hoped to eat in one restaurant around the market. The place is closed. All other restaurants in town are closed. I got a hamburger from a bakery through the back door. Posted in front of a barricade around the main gate of the Kumba market are some notices:
“Biya is old and tired”
“No peace for the government till further notice”
“Wreckless government”
“Biya must go”
I am yet to see a notice or placard on the hike in the price of fuel. No body seems to be talking about the price hikes too. A friend in Douala called to inform me that a police man has been beheaded. I will like that information confirmed please.

