Diam’s en fiasco à Yaoundé 27 avril 2008
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L’amateurisme brise l’éclat de Diam’s à Yaoundé
Le concert de Diam’s s’est achevé en queue de poisson samedi 26 avril 2008 à Yaoundé. Après l’échec du 19 janvier dernier
Le concert est annoncé pour 17h. Heure à laquelle l’organisation du concert installe encore le matériel, teste la sonorisation. Et la foule commence à s’impatienter. Les quatre grandes entrées de l’hôtel de ville sont prises d’assaut. Seules les personnes possédant les billets Vip entrent en compte-goutte. Il est 17h55 lorsque la foule perd patience. L’entrée principale de l’esplanade de l’hôtel de ville est traversée de force. Il faut jouer des coudes pour avancer. Quelques personnes tombent et se font marcher dessus. L’étroitesse de ce portail amène la population à escalader la clôture. Les barricades sensées protégées les espaces vertes sont renversées, et la pelouse piétinée. Les vigiles sont rapidement débordés et assistent impuissants au spectacle.
Certains ramassent des chaises en plastique au passage. Ils s’en servent d’abord pour se frayer un chemin. Ensuite, pour se tenir dessus ; debout. Quelques animateurs montent sur le podium et commence à « chauffer » le public. S’ensuit un appel de détresse. « Où est la sécurité ? », lance Tony Nobody. « On est débordé ici, s’il vous plaît les gars doucement. Attention à la console », poursuit-il tel un prêcheur dans le désert. C’est autour de 19h20 que les autres portails sont ouverts. La bousculade continue. Et les conséquences apparaissent derrière le podium. « Passage passage », crie les brancardiers. Des personnes victimes de malaises arrivent presque toutes les minutes par brancard. C’est sur l’asphalte qu’elles sont déposées. Sur le podium, le spectacle continue. Thierry OIemba, « l’homme orchestre », fait son show. Des sonorités de caisses claires, tambours, guitare basse… sortent de sa bouche. Pour le grand bonheur de la foule qui en redemande. Des victimes continuent d’arriver du côté de ce qui tien lieu d’infirmerie.
« Les véhicules sont en réfection pour le défilé du 20 mai, on a une seule voiture », révèle un sapeur pompier. C’est à 20h30 que le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, débarque sur le lieu du macabre spectacle. Avec le 2e adjoint au commissariat central n°I, et le directeur général de Orange Cameroun, Philippe Lucxey, dans sa suite. « Ce sont des jeunes. C’est la première fois qu’une telle artiste fait un spectacle ici », commente Tsimi Evouna comme pour justifier les débordements observés. Il glisse ensuite quelques billets de 10 000 Fcfa au staff médical et s’en retourne. « Ils [les organisateurs du concert, ndlr], nous ont dit que le concert allait de 17h à 21h. Donc mon contrat s’achève à 21h », indique à voix basse le médecin de l’équipe.
Une rumeur sourde annonce qu’il demande l’annulation du concert. C’est sur le podium que le délégué du gouvernement réapparaîtra, pour faire son show. « J’étais à paris hier. J’ai pris l’avion à Roissy Charles de Gaulle à 11h. Je suis arrivé ici à 18h. Et me voici », raconte celui que ses collaborateurs ont surnommé « Homme sec ». « Tout va très bien », assure-t-il à l’assistance avant d’affirmer que Diam’s arrive. C’est à 21h30 que celle-ci fait son apparition, toute en noir. Elle lance « La boulette (génération non non) ». « Alors ouais, j’me la raconte, ouais ouais, je déconne. Non non ce n’est pas l’école qui m’a dicté mes codes. On l’a dit qu’t’aimais le rap, voilà de la boulette. Sortez les briquets, sortez les briquets (…)», entonne la rappeuse. Le public exulte et chante avec elle. Le temps d’un couplet. Puis la sono lâche.
Diam’s quitte la scène. On apprend qu’un câble aurait lâché. Tsimi Evouna réapparaît pour arranguer la foule. Rien n’y fait. Diam’s ne reviendra pas. Malgré les espoirs du public resté en masse. « Orange faux réseau, Orange faux réseau… », scande la foule. D’autres spectateurs se défoulent en brisant les sièges. « Rentrez chez vous », leur lance la police autour de minuit et demi. Déçu, le public se résout à partir. Non sans avoir traité les organisateurs du concert de tous les noms d’oiseaux et de reptiles.
Edouard TAMBA
Louis Paul Motazé plaide pour les exclus de la sécu 27 avril 2008
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LIVRE
Mon plaidoyer pour les exclus de la sécu
Louis Paul Motazé envisage la réforme et l’extension de la sécurité sociale dans son ouvrage présenté au public camerounais jeudi et vendredi dernier.
« L’Afrique et le défi de l’extension de la sécurité sociale – L’exemple du Cameroun ». En sa qualité d’ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), l’auteur de l’ouvrage ainsi nommé semble maîtriser son sujet. Mais il tient à préciser que ce n’est pas une larme qu’il verse sur ce qu’il n’a pas pu faire en 9 ans de service à la tête de la Cnps. Car l’extension de la prise en charge par la sécurité sociale des travailleurs dits « indépendants », et ceux relevant de l’économie informelle « n’est pas du tout le travail de la Cnps. C’est le travail des pouvoir public », précise l’auteur, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) depuis le 7 septembre 2007.
L’ouvrage révèle justement que ces deux catégories représentent environ 82,5% du nombre total de travailleurs au Cameroun. C’est-à-dire que la sécurité sociale ne couvre que les 17,5 restant. Il s’agit selon les chiffres de la Cnps de 2005, de 130 696 fonctionnaires relevant du portefeuille de l’Etat, et 728 746 travailleurs salariés du secteur privé structuré régis par le Code du travail. « En conséquence, la population active occupée non encore couverte par le champ d’application des régimes de sécurité sociale du Cameroun est évaluée à 4 003 558 travailleurs (…) », déplore Louis P. Motazé. Ce qui amène son essai à la problématique de l’extension de la sécurité sociale à ces 82,5%. Afin que ces derniers accèdent au minimum déjà disponible au Cameroun : la couverture des accidents de travail et maladies professionnelles, des prestations familiales et des pensions vieillesse, invalidité et décès.
L’approche se veut méthodique. D’abord distinguer les travailleurs indépendants (médecin, avocat, huissier ingénieur, commerçant entrepreneur, artisan, directeur général…) d’une part, et ceux de l’économie informelle d’autre part. Les premiers peuvent en principe s’inscrire à la Cnps grâce à l’ « assurance volontaire ». L’auteur souhaite que cela soit rendu obligatoire. Mais « compte tenu de l’impossibilité » matérielle de connaître le revenu réel du travailleur indépendant assujetti, on ne peut se référer qu’à un revenu forfaitaire qui sera déterminé par référence au salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) », propose-t-il. Pour ce qui est du secteur informel, « l’option ou l’alternative préconisée pour ces catégories en matière de pension consiste en la mise en lieu et place du régime classique professionnel vertical, d’un régime transversal à points où chaque point correspond à une journée de travail », poursuit-il. Les propositions vont jusqu’au méthode de calcul des différentes pensions.
Le livre se projette aussi sur la réforme du système existant au Cameroun et « l’introduction d’une dose minimale de couverture de l’assurance maladie dans le système camerounais de protection sociale », et « l’institutionnalisation d’une assistance sociale pour les personnes à mobilité réduite ». Le plaidoyer de L.P. Motazé s’étend sur sept (7) chapitres, séparés chacun par une page de garde. A ces pages blanches s’ajoutent six (6) page vierges avant la quatrième de couverture. Ce qui en rajoute au volume de ce livre dont la force des caractères n’est pas loin de 14 points. Des tableaux en annexes remplissent 56 des 212 pages de l’ouvrage. L’auteur a tout de même bénéficié de la plume du directeur général du Bureau international du travail pour la préface. Un livre qu’il dit avoir écrit « pour faire comme les autres », parce que ses amis journalistes le lui ont conseillé, et « parce que le sujet est important ». Car, c’est un « combat [qui] est difficile, mail il est noble et mérite donc d’être engagé et gagné », confie Louis Paul Motazé.
Edouard TAMBA
In Le Messager du 28-04-08
Louis Paul Motazé
L’Afrique et le défi de l’extension de la sécurité sociale – L’exemple du Cameroun
Pyramide papyrus presse, Paris 2008
212 pages, 10 000 Fcfa ( 21 Euros)
Aes Sonel, Snec et Camtel ralentissent les travaux au Palais des sports 23 avril 2008
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INFRASTRUCTURES
Aes Sonel, Snec et Camtel ralentissent les travaux
Le Palais des sports en construction à Yaoundé a reçu la visite des ministres en charge des sports, et des affaires sociales le22 avril 2008.
Le délai de livraison du futur palais des sports de Yaoundé est incertain. Selon le chef de la mission de contrôle, Elemva François, « On aurait du livrer ce joyaux architectural en fin février 2008, mais il y a eu des aléas… ». L’échéance désormais fixée à juillet 2008 n’est pas plus sûre. Le ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep) s’est voulu rassurant hier à l’issue de la visite du chantier. « Au niveau du ministère des sports et de l’éducation physique, nous savons que les travaux vont bon train (…) Nous n’avons pas d’inquiétude à ce sujet. Les délais seront tenus Il n’y a pas lieu de s’inquiéter ». Le chef de la mission de contrôle se veut plus précis. « Les travaux sont réalisés à 80%. Nous sommes dans le second œuvre, c’est-à-dire les finitions. Pour ce qui est de la date de livraison, c’est assez complexe. On craint de donner une date exacte. L’entreprise nous a promis de livrer le bâtiment en fin juillet 2008 », indique Elemva François.
L’air dubitatif de ce dernier tient de l’attitude de certaines entreprises dont les prestations sont encore attendues. Selon lui, Aes-Sonel, Snec et Camtel tardent à entamer leurs travaux pour l’adduction d’eau, d’électricité et l’arrimage du bâtiment à la fibre optique. Ces entreprises ont elle-même préparé leurs factures, à en croire le chef de la mission de contrôle. Ce pour un montant global d’environ 250 millions de Fcfa, dont 200 millions pour l’électricité. « L’argent est déjà là. On les supplie même d’aller signer les marchés », confie Elemva F. L’un de ses collaborateurs précise que l’argent a été débloqué par le ministère des finances à la suite d’une injonction expresse du premier ministre au cours d’une réunion.
Le cas de la Snec a pu être présenté au Minsep pendant la visite du chantier. « Il faut qu’on puisse avoir accès à l’eau avant de mettre le plafond. C’est impératif. Si la Snec peut venir (…) », signalait le chef de la mission de contrôle à Augustin Edjoa. Cette disposition tient du fait que l’entreprise a fait passer les canalisations dans le plafond. Ce qui oblige les plombiers à vérifier l’étanchéité de l’ouvrage avant la pause des panneaux devant recouvrir le plafond. Le secrétaire général du Minsep, N’Hanack Tonye a indiqué ici que le marché avec la Snec pourrait être signé d’ici à la fin de cette semaine. Au-delà des prestations des ces entreprises, d’autres types de travaux n’ont pas encore été entamés. C’est le cas de la fixation des sièges, la fourniture des meubles de bureau et du salon Vip, les équipements sportifs et les équipements de régie audio, vidéo et téléphonique. A cela s’ajoute les sanitaires, la peinture, la vitrerie, le carrelage externe… et la décoration.
Le tour de ce palais des sports aura au moins vu la satisfaction d’un visiteur : le ministre des affaires sociales, Cathérine Bakang Mbock. Et pour cause, l’ouvrage assure la mobilité des handicapés. « Dans le cas de ce chantier, nous sommes rassurés. L’intégration de l’approche handicap est effective. Nous avons les rampes d’accès à toutes les tribunes. Le revêtement des sols est fait en matériaux antidérapant ce qui permet aux personnes à béquilles de se mouvoir sans problème », se réjouit-elle. Et le must pour ces derniers, ceux équipés de chaises roulantes ont une cinquantaine de place réservées juste derrière la tribune présidentielle.
Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 23-04-08
La Cour d’appel rattrape 12 accusés dans l’affaire Feicom 18 avril 2008
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AFFAIRE FEICOM
La cour d’appel du Centre a rendu son verdict dans le cadre de l’affaire de détournement de deniers publics au Fond spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom). Des peines revues à la baisse.
La Cour d’appel rattrape 12 accusés
« Il y a encore quoi ici ? », s’interroge un vendeur de canne en sucre mercredi dernier. Ce dernier ne comprend pas qu’à 18 heures, il y ait encore autant de monde dans, et autour, de la grande salle du Tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi. La foule est venue vivre en direct, le dernier épisode du feuilleton « Ministère public et Feicom contre Ondo Ndong et les autres », version Cour d’appel. Depuis environs 8 heures chrono, Mme Mangue Berthe, présidente du tribunal, monologue. Après avoir relu intégralement le jugement n° 371 rendu par le Tgi, le 27 juin 2007, elle en vient « aux choses sérieuses ». Le jugement sur les culpabilités des trente un accusés concernés. Dix-huit sont présents sur les bancs à eux réservés. Tous calmes, et têtes baissées.
C’est alors que le ciel s’abat sur certaines de ces têtes. Edjang Marie Carine, Elessa Soppo Grâce, Ngo Bayanack Florentine, Kooh Berthe, Edmond Medjo, Mibe Célestin, Ndoukan Pierre… Douze personnes au total qui avaient été déclarées non coupable par le Tgi. L’épervier de la justice vient de les rattraper. Une rumeur sourde parcoure la salle. Parents et connaissances murmurent leurs désapprobations. Certains sanglotent. Tout le contraire de l’ambiance du côté de Tchuinte Nantchouang Dieudonné, condamné à 20 ans de prison ferme par le Tgi. Selon la présidente, il « ne saurait être retenu » pour détournement de denier public et est par conséquent déclaré « non coupable ». Sa fille, d’abord crispée, expire bruyamment. « Merci seigneur », lance-t-elle avant d’aller crier se joie hors de la salle, avec sa mère (épouse de l’accusé), et d’autres parents.
Tchuinte Nantchouang, la tête toujours baissée, semble impassible. Ses treize (13) autres compagnons de détention n’auront pas le même bonheur. Tous restent dans les liens de la prévention. « Nous ne vous demanderont pas d’aggraver leurs peines », lance le procureur général. Selon lui, ces personnes déjà déclarées coupables par le Tgi se sont bien comportées pendant les débats. « Ondo Ndong a reconnu avoir usé des missions fictives… », relève le Ministère public. Quand au groupe des douze cités plus haut, ce dernier demande « l’emprisonnement à vie avec mandat de détention » pour les présents. Les femmes de ce groupe n’arrêtent de faire des va-et-vient entre le banc des accusés et l’urinoir à l’air libre. Elessa Soppo finit par craquer. Elle éclate en sanglots, et rêve que Paul Biya viendra les sortir de la culpabilité.
26 milliards de Fcfa
La plaidoirie sur les circonstances atténuantes laisse place à des sermons et autres discours émotifs. « Je suis innocent, aussi vrai que Dieu existe », clame Edmond Medjo. « Je n’ai dit que la vérité », poursuit Ze Abel Ruben. « Je vous fais confiance. Comme je fais confiance à celui qui a mis en place ce système judiciaire. Ce n’est pas vous qui allez me juger (…) C’est Dieu », conclut l’ex directeur général du Feicom, Emmanuel Gérard Ondo Ndong. La collégialité des juges prend une pause d’environ deux (2) heures. Et revient annulé le jugement de la Tgi, pour des motifs tels que « violation de la loi »… Puis tombent les peines. Ondo Ndong en prend pour 20 ans de prison ferme, soit 30 ans en moins que la dernière peine. L’ex contrôleur financier, l’ex agent comptable, l’ex directeur des finances et du matériel, passent de 48 à 15 ans de prison ferme. L’ex caissier principal, écope de 10 ans. Tout comme le prestataire Aaron Kaltjob, Bityé Bi Ebanga, Mibe Célestin…et la presque totalité des personnes autrefois acquittées.
Seule Mme Omballa née Ablavie Koffi voit sa peine confirmée à 10 ans de prison ferme. « Je félicite la justice camerounaise. J’étais condamné pour 10, et on a maintenu ma condamnation. Je n’irais pas à la cour suprême. Ca sert à quoi ? D’ailleurs je n’ai pas les moyens. Je n’arrive même pas à manger en prison. Je suis victime d’un acharnement de Akoa [Camille Philippe Akoa, directeur général du Feicom, ndlr] », se plaint-elle. Ses compagnons de détention et elle devront verser 25,850 milliards de Fcfa au Feicom pour préjudice matériel. Et 100 millions de frais de procédure. Leurs biens seront saisis, de même qu’ils se voient déchu de leurs droits civiques. Ils ont jusqu’au 26 avril prochain pour se saisir la Cour suprême et contester la décision de la Cour d’appel du Centre. Ce que promet déjà Me Nguini, conseil de Bessala Nsana. Quand à Evina Bidoung, Ngotcho Nyamsi, Ekomesse Luc Albert, Ndode Jeremiah et Onana Janvier, ils restent libres.
Par Édouard TAMBA
In Le Messager du 18-04-08
Déclarés coupables par la Cour d’appel
1-Ondo Ndong Emmanuel Gérard, 62 ans : 20 ans (Tgi 50 ans)
2- Mbella Moise, 48 ans : 15 ans (Tgi 48 ans)
3- Nguema Ondo Dieudonné, 51 ans : 15 ans (Tgi 48 ans)
4- Bessala Nsana Jean, 50 ans : 15 ans (Tgi 48 ans)
5- Ketchami Charles, 52 ans : 10 ans (Tgi 35 ans)
6- Bitye Bi Ebanga Roseline Bertille, 35 ans : 10 ans ( Tgi 20 ans)
7- Zé Zé Justin, 47 ans, (En fuite) : 20 ans (Tgi 30 ans)
8- Mme Omballa née Noviabla Ablavie K. Elisabeth, 41 ans : 10 ans (Tgi 10 ans)
9- Angué Carine, 30 ans, (en fuite): 20 ans (Tgi 25 ans)
10- Monébang Eto Alain, 37 ans, (En fuite) : 20 ans (Tgi 30 ans)
11- Peh VI Daniel Gauthier, 57 ans, (En fuite) : 10 ans (Tgi 40 ans)
12- Kaltjob Aaron, 68 ans : 10 ans ( Tgi 20 ans)
13- Ndéma Assounou Bonaventure, 36 ans, (En fuite) : 20 ans ( Tgi 25 ans)
14- Ze Abel Ruben, 47 ans : 10 ans ( acquitté par le Tgi)
15- Medjo Edmond, 52 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
16- Olinga Mvogo, 57 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
17- Ndjomo Nomo Venceslas, 67 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
18- Ndoukan Pierre, 52 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
19- Mibe Célestin, 65 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
20- Ngo Bayanack Clémentine, 38 ans : 10 ans (acquittée par le Tgi)
21- Edjang Marie Carine, 35 ans : 10 ans (acquittée par le Tgi)
22- Elessa Soppo Grâce, 47 ans : 10 ans (acquittée par le Tgi)
23- Etoga M. Gabrielle Epse Kouamidjo, 44 ans : 10 ans (acquitté par le Tgi)
24- Kooh Berthe, 50 ans : 20 ans (acquittée par le Tgi)
Déclarés non coupables par la cour d’appel
1- Tchuinté Namtchueng : Condamné à 20 ans par le Tgi
2- Ngotcho Nyamsi épouse Ndanfeu ;
3- Evina Bidoung Georges ;
4- Ekomesse Luc Albert ;
5- Ndode Jeremiah ;
Les curiosités de l’affaire Feicom en justice 18 avril 2008
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AFFAIRE FEICOM
Chronique d’un procès truffé de curiosités
L’affaire Feicom relève de l’inédit dans la justice Camerounaise. Trente deux (32) personnes avaient été appelées à comparaître devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi. Après l’ordonnance de renvoi, la première audience eu lieu le 14 novembre 2006. Le 28 juin 2007, presque huit mois après le début, Mme Noah Ebella Marie, présidente du Tgi, tranche. Quatorze (14) personnes condamnées, à 10 à 50 ans de prison. Elles devaient verser près de 14 milliards de Fcfa au Feicom. Et dix-sept (17) autres personnes s’en étaient sorties non coupables.
Le 25 septembre 2007, la saga « Ministère public et Feicom contre Emmanuel Gérard Ondo Ndong et les autres », reprend. Cette fois devant la Cour d’appel du Centre. Mme Mangue Berthe préside les audiences. Sept mois pus tard, cette juridiction tranche. Vingt-cinq (25) personnes sont déclarées coupables. Dont onze qui s’étaient vues acquittées par le Tgi. Les peines varient de 20 à 10 ans. Et, le préjudice subi par le Feicom s’élève à près de 26 milliards de Fcfa. La Cour d’appel a eu la main moins lourde. Certains condamnés vont se pourvoir en cassation. N’empêche que du Tgi à la Cour d’appel, bien de curiosités persistent.
En témoigne les observations des avocats et condamnées. « Je n’étais pas seule », se défend Mme Omballa Née Noviabla Ablavie Koffi durant la plaidoirie pour les circonstances atténuantes. Cette dernière vient de voir sa peine de 10 ans maintenue. Ce pour faux et usage de faux en écriture publique et privée, et détournement de deniers publics. Elle a reconnu avoir été recrutée au Feicom grâce à un baccalauréat contrefait. Dame Omballa révèle que cinquante personnes avaient été débusquées au Feicom avec de « faux diplômes », en même temps qu’elle. « Il y a avaient des femmes et les enfants des grands de ce pays. Ils sont partout là, surtout à la Cnps », révèle-t-elle, amère. Et de se demander pourquoi on ne les a pas poursuivi aussi.
Dans le même cadre, Mme Ellessa Soppo Suzanne Grâce, ex sous-directeur du budget, des marchés et contrats, condamnée à 10 ans de prison ferme, se pose les mêmes questions. Elle est condamnée pour avoir pris part à une opération de reprise de véhicules avec la Cami Toyota. La condamnée avoue son ignorance quant aux aspects technique de la transaction. Et elle demande pourquoi la Cami Toyota n’a pas été appelée à comparaître, au moins pour expliquer l’opération jugée frauduleuse.
Dans ce procès, des personnes ont été retenues dans les liens de la prévention pour avoir bénéficiés d’aides financières irrégulières. D’autres, n’ont jamais été inquiétées. Notamment la fondation Chantal Biya, Gervais Mendo Ze, Roger Milla… Il est reproché à Ondo Ndong d’avoir accordé des aides à des membres du Conseil d’administration tels que Lekene Ndonfack, Emile Andze Andze… Ces derniers n’ont jamais appelés à comparaître. Encore moins Koungou Edima Ferdinand, président du Conseil d’administration, et le reste du Conseil d’administration qui validait la gestion de l’ex Dg. Pour se défendre, on parle ici de l’opportunité de poursuite dont jouit le procureur. Curieux !
Par Édouard TAMBA
In Le Messager du 18-04-08


