L’acdic renouvelle son bureau au Cameroun 31 mars 2008
Posted by TAMBA in Economie.Tags: Acdic, Bernard Njonga, Jacob Kotcho
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Statu quo dans l’exécutif de l’Acdic
L’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) a tenu son assemblée générale le 28 mars 2008 à Yaoundé.
On prend les mêmes et on continue. C’est ainsi que pourrait se résumer l’issue du renouvellement du bureau exécutif de l’Acdic, vendredi dernier à Yaoundé. Les membres de cette association étaient réunis en assemblée générale dans les locaux de la faculté de théologie protestante. Sans concurrent, Bernard Njonga, président national sortant, rempile pour les quatre prochaines années. Les premier et deuxième vice-présidents aussi. A savoir : Isaac Njifakue et Mme Djakaou Julienne. Mme Moussa Aminatou conserve le commissariat aux comptes tandis que Jacob Kotcho reste secrétaire permanent. Six personnes font tout de même leur entrée dans le « club » des conseillers.
Entre 9h30 et 23h, il n’aura pas seulement été question de renouvellement du bureau exécutif. Les cent quatre vingt un (181) délégués présents aux travaux ont pris connaissance du rapport d’activité de l’Acdic. L’Acdic créée en 2003 compte à ce jour « 11 800 membres dont 70% d’hommes (…) Les agriculteurs constituent 45% des membres », relève Jacob Kotcho dans un son rapport « bilan ». Ce dernier revient sur les campagnes initiées et menées par l’Acdic. Notamment celles contre l’importation des poulets congelés, la sensibilisation sur la grippe aviaire et la promotion de la souveraineté alimentaire. Pour ce qui est du poulet congelé, le Cameroun est passé « de 22 154 tonnes importées en 2003, à 0 tonnes en 2006 et 2007 », indique le rapport.
Ce qui a arrangé les affaires des aviculteurs. Car selon l’Acdic, « en l’espace de 11 mois, ces derniers ont réalisé des investissements chiffrés à environ 1,2 milliards de Fcfa sans aucun soutien de l’Etat ; ce qui a induit un accroissement du potentiel et de la production nationale de 50,3% ». Mais la psychose autour de la grippe aviaire a plombé l’envol du poulet local. « Les opérateurs de la filière avicole ont accumulé des pertes chiffrées à 3 milliards de Fcfa, sans qu’aucun soutien ne leur soit apporté par les pouvoirs publics », poursuit J. Kotcho. L’Acdic a donc remis ça pendant neuf mois pour sensibiliser. Puis vint la « campagne pour la souveraineté alimentaire » pour dénoncer « la présence massive des produits importés sur les marchés ». 620 000 pétitions ont été collectées à cet effet. « Mais leurs destinataires, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale ont constamment refusé de les recevoir », regrette le secrétaire permanent.
Ce qui l’amène à reconnaître que l’accomplissement des initiatives n’est pas « total ». Du coup, « tous les clignotants de notre agriculture sont au rouge », tempête Bernard Njonga dans son rapport moral. Pour preuve selon lui, l’agriculture qui occupait 68% de nos populations n’en a plus que 50%. De plus, « le sac de l’engrais 20 10 10 est passé de 7000 à 15 000 Fcfa ; il n’existe aucun établissement de financement direct de l’agriculture ; on importait 170 000 tonnes de riz en 1996. Aujourd’hui on importe 475 000 tonnes … » L’Acdic n’en a pas qu’après les politiques gouvernementales. Ses membres aussi. « Il nous a été instruit de travailler à renforcer, prioritairement, l’engagement militant de nos membres », signale Jacob Kotcho. Ces derniers se comporteraient comme des investisseurs attendant leurs dividendes. L’autonomie de l’association n’est pas en reste dans la mesure où les membres contribuent pour à peine 10% au budget de l’Acdic. N’empêche que le combat de l’Acdic se poursuit.
Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 01-04-08


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