Hystérie autour des Lions indomptables 18 janvier 2008
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Can 2008
Hystérie autour des Lions à Yaoundé
Les lions ont pris part à une messe hier, 17 janvier 2008, à Yaoundé avant de s’envoler pour le Ghana.
Song Bahanag et ses coéquipiers se sont envolés hier soir pour la Ghana. Pays où ils prendront part à la 26e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football. Leur départ a été précédé d’une messe à la basilique mineure Marie-Reine des apôtres de Mvolye à Yaoundé. Le programme publié par le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) annonçait un culte œcuménique sur l’esplanade de l’Hôtel de ville de Yaoundé. Mais l’on a assisté à un one man show de l’archevêque de Yaoundé, Victor Tonye Bakot.
Ce dernier prestant selon les canons de l’église catholique. En la présence du modérateur de l’église presbytérienne, Bessala Messe. Le propos de Victor Tonye Bakot « aux joueurs, aux encadreurs et aux supporters », tournait autour de trois paramètres. La « vision chrétienne du sport, la victoire ou l’échec dans le sport, et la promotion des valeurs humaines et chrétienne dans le sport ». Le prélat en profite pour rappeler que « l’apôtre Paul ne tarit pas d’éloges envers les sportifs », notamment les coureurs et les lutteurs. Longtemps avant ce disciple de Jésus, le psaume 118 faisait déjà le rapprochement entre croyants et sportifs, en observant que « le sportif comme le chrétien vit de privation et de renoncement ».
Le début de ce culte a accuse plus d’heure de retard. Des informations recueillies ça et là laissant entendre que le bus amenant les Lions à la messe est tombé en panne. Du coup ceux-ci sont arrivés en plusieurs groupes. Et Njitap Gérémi manquait à l’appel. Ces détails n’ont pas empêché la foule d’envahir le lieu du culte. Les élèves des écoles primaires voisines occupent un pan de la salle. En plus de quelques lycéens en uniformes scolaires. « Eto’o, Eto’o… », scandent-ils à chaque fois que le sociétaire du Fc Barcelone fait un geste de la main. Les autres joueurs et lui sont protégés par une ceinture policière. La maman d’Eto’o Fils est obligée de communiqué avec ce dernier par personnes interposées, parmi lesquelles le commissaire Mbarga Victor Hugo de la police des polices.
Au moment de se donner la paix les 20 lions présents sont envahis par la foule. Les policiers commis pour contenir la foule étant occuper à se faire prendre en photo avec les vedettes du jour. Idem pour les assistants de l’archevêque, les servants de messe, les dames en charges de la quête et les enfants de cœur. Seuls quelques ministres et assimilés gardent leur flegme. Jusqu’à la fin de la célébration eucharistique. Les Lions sortent de la basilique sous forte escorte. Au pas de course. Parents, amis et connaissances se contentent de quelques gestes de la main. La foule redouble d’ardeur à l’apparition de chaque Lion. Et certains s’offusquent de leur refus de « libérer » les maillots à défaut de « faroter ». Seul le capitaine Song gratifie la foule de larges sourires. A quoi la foules répond : « bonne chance les gars ! »
Par Édouard TAMBA
In Le Messager du 18-01-08
Les Lions indomptables se veulent rassurants 16 janvier 2008
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Can 2008 – Lions Indompdables
Les Lions se veulent rassurants
Le séjour des Lions à Yaoundé s’est poursuivi hier, 16 janvier 2008, par un tour à la primature, un match d’exhibition et une conférence de presse.
« Jusqu’à mon dernier jour, Song va être capitaine de l’équipe », tenait à préciser Otto Pfister, le coach de l’équipe nationale du Cameroun. Selon lui, « il y a beaucoup de spéculation au Cameroun ». Et l’auteur de la rumeur selon laquelle il ne voulait plus de Rigobert Song comme capitaine des Lions « veut diviser l’équipe ». Otto Pfister s’exprime ainsi au cours de la conférence de presse qui s’est tenue hier soir au stade omnisport Ahmadou Ahidjo.
Répondant aux questions des journalistes, ce dernier dit que qu’il n’y a pas de souci en ce qui concerne les primes. « Aucun problème de ce côté », affirme-t-il. C’est avec la même assurance qu’il juge la performance des vingt-trois joueurs sélectionnés pour la Coupe d’ Afrique des nations 2008. Quelques minutes avant la conférence, ces derniers se sont exhibés au cours d’une rencontre amicale. Occasion pour le stade omnisports de faire le plein. Elèves, étudiants, ministres, badauds, curieux… et journalistes étaient au rendez-vous.
Tous ont applaudi et crié à tout rompre face aux prouesses de Joël Epalle, Alexandre Song, Gilles Augustin Binya et Janvier Mbarga dans un faca à face contre Eto’o Fils. L’équipe A a pris le dessus sur l’équipe B au finish, par 4 buts contre 3. Mais selon le coach, « Il n’y a pas d’équipe A ou B ». Il dit avoir donné des consignes pour que les joueurs ne se donnent pas à 100%. Histoire d’éviter des bobos de dernières minutes. Par conséquent, le match de gala joué hier « n’a rien avec certaines performances », précise-t-il.
Avant cette rencontre, les Lions ont été reçu par le premier ministre Inoni Ephraïm. La réception annoncée pour à 11h s’est tenue aux environs de 9h30. L’aspect protocolaire n’a pas empêché les Lions de rester détendus. C’est ainsi que Song a arraché des éclats de rires à l’assistance, en se présentant au Pm comme étant « le magnan national ». Pour sa part, Inoni Ephraïm rappellera aux Lions que « la présente cérémonie organisée en votre honneur, vise essentiellement à vous réaffirmer le soutien du Gouvernement de la République, et vous assurer de l’onction du peuple camerounais tout entier ». La rencontre aussi permis de savoir que chaque Lions percevra 20 millions de Fcfa avant de prime avant le départ pour la Can.
Le Pm observe que trois des quatre victoires des lions à la Can ont été remportées en Afrique de l’Ouest. « Ainsi pouvons nous légitimement penser que cette partie du continent nous porte chance », pense-t-il Il était physiquement présent lors des victoires de Lagos et Bamako, et espère remettre ça à Bamako. Mais avant, les Song et ses coéquipiers prendront par à un culte œcuménique à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé aujourd’hui, 17 janvier 2008. C’est à l’issue de cette célébration qu’ils prendront la direction de l’aéroport de Yaoundé – Nsimalen. Puis, cap sur la ville de Koumassi.
Edouard TAMBA
In Le Messager du 17-01-08
Le Mincommerce en guerre contre les produits avariés 16 janvier 2008
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MARCHES
Guerre contre les produits avariés
Le ministère du Commerce a procédé à la destruction des marchandises périmées saisies par la délégation départementale du Mfoundi.
“ On brûle des marchandises comme ça ? ”, s’interroge un passant non loin du lieu dit 2e échangeur à la sortie sud de Yaoundé. Il est un peu plus de 13 et les flammes viennent d’embraser des produits de toutes sortes. Pesons à ressort, paquets de confiseries, biscuits, produits cosmétiques, sachets de lait en poudre, piles, patte dentifrice, paquets de maïs pour pop corn… Ce passant, comme quelques curieux ahuris, ignore que les produits en question sont pour la plupart impropres à la consommation. Parce que avariés ou périmés. Il s’agit de produits saisis dans les commerces par la délégation départementale du Mfoundi du ministère du commerce (Mincommerce).
La tâche a été menée par les agents de la délégation départementale du Mfoundi. Ce, entre novembre et décembre 2007, selon les explications données au ministre du Commerce par le délégué départemental du Mfoundi, Nicanor Ndjinang Zanga. Avant de mettre le feu, les membres de la commission ad hoc chargée de la destruction ont présenté les produits aux autorités présentes. Des sachets de laits et des boîtes de beurre périmés depuis novembre 2000. Des paquets de biscuits, pots de défrisage, pop corn périmés depuis 2006. Des paquets de bonbons et autres produits ne portant pas la mention “ vente en Cemac ”…
“ Une atteinte à la santé publique ”, s’insurge Luc Magloire Mbarga Atangana. Il en profite pour féliciter le travail abattu par ses services déconcentrés. “ On a pu mettre la main sur ces produit dangereux parce que impropres à la consommation. C’est un triste spectacle, je souhaite que nous n’ayons pas à le revivre. Cela suppose un comportement plus clair de la part de tout un chacun ”. Un employé de la société de Chocolaterie et confiserie du Cameroun (Chococam) a même été gardé à vue à cause de bonbons suspectés d’être frauduleusement vendu au Cameroun. Il a ensuite été remis en liberté après que le responsable des ressources humaines de cette entreprise ait pris l’engagement de le ramener.
Quant aux pesons à ressort, le délégué départemental explique que l’usage de ces appareils est interdit dans le commerce. “ Cette manifestation est à but pédagogique ”, précise le Mincommerce. Il y est question, selon lui, de “ faire comprendre aux opérateurs que l’administration et ne les laissera plus faire ”. Car “ il est inconcevable que vous retrouviez en vente des produits comme de la levure, arrivée à expiration il y a maintenant sept ans. Il y a une complicité collective et individuelle ”. Poursuit L.M Mbarga Atangana qui appelle les populations à plus de vigilance et les opérateurs économiques à changer de mentalité.
Les nouveaux chantiers de la mairie de Yaoundé VI 16 janvier 2008
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COMMUNES
Yaoundé VI et ses nouveaux chantiers
La Commune d’arrondissement de Yaoundé VI a tenu une session ordinaire de son conseil municipal jeudi dernier, 10 janvier 2008. Le nouveau budget connaît une baisse de 17%.
Le conseil municipal de la mairie de Yaoundé VI a arrêté son budget pour l’année en cours. Le montant s’élève à 782 000 200 Fcfa. Soit une baisse de 17%, par rapport aux prévisions. La tenue de cette assise a permis à la mairie d’annoncer ses chantiers de l’année en cours. D’abord, le lancement des travaux, de construction d’un hôtel de ville, et de finition de l’annexe municipale d’Eba’a. Puis, poursuite de l’éclairage public dans les quartiers de la commune ; création d’un centre de formation en informatique et d’une fanfare municipale ; extension du réseau de d’adduction d’eau potable dans la zone rurale de la commune… Le conseil municipal compte réaliser ces travaux grâce aux 233 millions de Fcfa réservés aux “ dépenses d’équipement et d’investissement ”. Et le reste sera consacré au fonctionnement de la mairie. Soit environ 70% du budget annoncé.
Les travaux en commission ont permis au conseil municipal de poser d’autres problèmes. Particulièrement celui de la délimitation géographique et physique entre les communes de Yaoundé III et Yaoundé VI. Les agents de ces mairies s’y trouvent souvent en conflit. Faute de vouloir percevoir diverses taxes et impôts chez les mêmes usagers. Le préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo s’est exprimé sur la question en signalant que le problème est commun aux autres municipalités. A cet effet, il annonce qu’une commission ad hoc va se pencher sur la question et rendre sa copie. Au sortir des travaux, le maire, Jean Claude Adjessa Melingui se félicite du bon déroulement des travaux avant de s’éclipser. Même son de cloche chez quelques conseillers municipaux approchés. “ Les travaux se sont très bien déroulés en commissions et en session ordinaire ”, commente Essomba Nicolas.
Chez les habitants des environs, on se demande de quoi le conseil municipal parle. Les riverains de l’avenue Biyem-Assi, du Carrefour des acacias au Rond-point express, ont la dent dure encore plus dure. “ On s’en fout de leur réunion là. Ils savent seulement venir nous voir quand il faut voter ”, lâche un technicien exerçant dans les parages. Et d’ajouter : “ Regardez vous-même, on ne peut pas respirer. La fille qui s’était installée ici pour vendre des cigarettes et faire le call-box est partie à cause de ces odeurs ”. Les eaux issues des latrines et toilettes des logements de la Société immobilière du Cameroun (Sic) coulent sur la chaussée depuis novembre 2007. Au lieu de se diriger dans le lit du cours d’eau Biyeme qui traverse la chaussée. “ A partir de 17h on doit rester avec les portes fermées. Nous n’avons que nos yeux pour pleurer, on va s’adresser à qui ?” poursuit le riverain. Ce problème de canalisation a été résolu vendredi dernier, au lendemain des travaux du conseil municipal.
Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 15-01-2008
Mireille Tchiako et Fouda Effa unis pour la vie 16 janvier 2008
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Communication – Médias
Mireille Tchiako et Fouda Effa, pour la vie
Cela n’arrive pas tous les jours. Deux journalistes qui se marient. Le chef de chaîne de Radio Tiemeni Siantou (Rts) et une journaliste de la même station ont convolé en justes noces la semaine dernière. Il s’agit de Benjamin Fouda Effa, vingt-neuf ans, et Mireille Tchiako, vingt-trois ans. La mairie de Yaoundé 1er les accueille d’abord le 10 janvier 2008. Ils s’y promettent amour et fidélité, “ pour le meilleur et pour le pire ”, en mode “ monogamie ”. Puis place à la bénédiction nuptiale à la paroisse St Laurent de Mvolye le samedi suivant. La soirée dansante laisse découvrir une Baboutcheu ngaleu et un Mvog-Manga aussi aptes dans le Bikutsi que dans le Bendskin.
Leur histoire commence en 2004. Sur les bancs. Tchiako Mireille Epiphanie et Fouda Effa Benjamin Théodore sont alors étudiants en première année de journalisme à l’Institut Siantou supérieur. Le célèbre présentateur de Zapresse sur la Radio télévision Siantou (Rts) n’est pas indifférent au charme de la jeune bachelière. Surtout les fossettes qui apparaissent sur ses jouent quand elle sourit. Les regards s’intensifient. S’adoucissent. Les salutations s’allongent. Puis on passe des hand check aux bises. L’affaire s’emballe. Les camarades tourtereaux deviennent inséparables. En classe comme en dehors. La plupart des témoins de l’affaire parient sur une aventure. Le temps d’une camaraderie. En arguant que les ego sont trop forts de part et d’autres. Mireille prend l’habitude (et le plaisir ?) de contredire Benjamin en public. “ Ils ne sont jamais d’accord sur un sujet ”, observe un camarade.
Ces désaccords apparents cachent une complicité et des ambitions insoupçonnables. Jusqu’à ce que le scoop tombe de la bouche d’une camarade en 2005. “ Les gars, Mimi et Ben vont se marier ”, annonce Josephine Abiala. Après le succès au Bts, le couple poursuit la formation à l’Esstic. L’avenir de la relation se précise en 2006. Par deux fois, la famille de Benjamin fait le déplacement de Dschang. Chez M. Ngamo, le grand-père de Mireille. D’abord pour “ cogner la porte ” comme on dit chez les Bamiléké. Ensuite pour la dot. Le “ pacte ” est enfin scellé devant les ancêtres. Mimi fait ses bagages et prend ses fonctions de “ ministre de l’intérieur ” chez Ben. Après la bringue de samedi dernier, parents et connaissances scrutent désormais le physique de Mimi. Histoire de voir apparaître le signe des fruits du mariage.
Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 15-01-08



