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Un étudiant porté disparu au Cameroun? 11 mai 2008

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EMEUTES AU CAMEROUN

Un étudiant de Yaoundé II porté disparu?

Un étudiant de l’Université de Yaoundé II à Soa serait introuvable depuis les violents événements de février dernier au Cameroun. Le nommé NDJIKI  Michel n’a pas donné signe de vie selon ce message. Je l’ai reçu samedi 10 mai 2008, sous forme de commentaire sur ce blog.

“Je suis noudem ndogmo christian,membre actif du mouvement,”changement à tout prix”étudiant en 2ème anneé droit a l université de yaoundé 2,et nous recherchons activement notre leader le camarade ndjiki michel,qui a disparu durant les arrestations suivant le discours du président biya et la descente abusive des militaires dans les universités pour des arrestations abusives et honteuses!l intéréssé subissait depuis plus d un an des menaces, incarcerations, harcelement, j ai meme été interpellé plusieurs fois,battu,torturé,par des policiers,pour nous dissuadés,sa mère est dans le désaroit!on le croit mort en priant que se ne soit pas le cas!je vous pris en raison de la solidarité estudiantine et le soucis d un cameroun meilleur par la jeunesse,la force de l information de diffuser cet article,au cas ou quelqu un aurait une information!merci d exister et tout mes encouragements!

Christian Noudem Ndogmo”

C’est évidemment une “nouvelle” à prendre avec des pincettes, en attendant  de voir de quoi il s’agit exactement.

La Croix-Rouge camerounaise cherche son autonomie 7 mai 2008

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HUMANITAIRE

La Croix-Rouge camerounaise cherche son autonomie

 

Quarante-cinq ans d’existence et zéro autonomie. C’est la situation que connaît actuellement la Croix-Rouge camerounaise (Crc). « La Croix-Rouge camerounaise a besoin de ses moyens propres », déclare le président de cette institution, William Aurélien Eteki Mboumoua. Ce dernier s’exprime ainsi devant un parterre de journaliste, hier 06 mai 2008 au siège de la Crc à Yaoundé. La conférence de presse sert de lancement des activités marquant la célébration de la 61e journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. Une occasion pour le président de la Crc d’annoncer l’initiative de « la mise sur pied d’un fonds d’urgence humanitaire ». Un fond qui permettrait à la Crc de pouvoir se déployer avec rapidité et efficacité en cas d’accident ou de catastrophe. Car depuis sa reconnaissance officielle en 1963, « le Croix-Rouge camerounaise se présente les mains nues », confie W.A. Etéki Mboumoua.
Des secouristes étaient les premiers lors du dernier afflux de population tchadienne vers l’Extrême-Nord du Cameroun. « Le Haut-Commissariat des réfugiés est arrivé à Kousseri dix jours après nos secouristes », révèle le président de la Crc avant de regretter que durant ces dix jours d’avance, ces volontaires n’ont pu rien faire. Faute de moyens propres. Ces mêmes humanitaires étaient les premiers sur les lieux des inondations au quartier Nkolbisson à Yaoundé. Mais ils n’ont pu apporter que de l’eau aux sinistrés. « J’aurais voulu apporter plus d’eau, de la nourriture, des couvertures… avant que le gouvernement n’intervienne », poursuit-il. C’est avec la même impuissance que la Crc est intervenue lors des dernières crises majeures que rappelle son président. Notamment le crash aérien de Mbanga Pongo en mai 2007 et les violentes manifestations de février dernier.
A chaque fois, le Crc a attendu l’assistance d’organismes mondiaux comme le Fédération internationale des sociétés la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, le Cicr, pour être pourvu en matériels (bottes, brancards, masques, body-bags…) « Nous voulons avoir un fonds pour nous mouvoir tout de suite ; nous voulons être autonome et géré de manière efficace les problèmes qui se présentent », plaide W.A. Etéki Mboumoua. Il se refuse à avancer le montant de ce fonds car la Crc manque de tout. Pas de véhicules, centres logistiques insuffisants, caisses vides… « On ne peut pas évaluer », lâche-t-il. N’empêche que ses collaborateurs et lui ont imaginé un moyen de générer des fonds. Une soirée de gala le 10 mai prochain à l’hôtel Hilton à Yaoundé.
Mais avant, plusieurs activités sont prévues entre les 6 et 10 mai 2008. Des expositions ventes au siège de la Crc, des journées portes ouvertes avec consultations gratuites au Centre médico-social Henry Dunant, des dons de sang et dons aux handicapés, des ateliers, des spectacles culturels et sportifs…

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 06-05-2008

Les Etats-Unis réclament les équipements de Magic Fm 6 mai 2008

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Liberte de la presse

Les Etats-Unis tancent le « new deal » communicationnel

La célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse joue les prolongations à Yaoundé. A cet effet, l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun a organisé hier, 5 mai 2008, une vidéoconférence dans ses locaux. Thème retenu : « Le journalisme responsable en période de crise nationale ». C’est depuis Paris que le conférencier s’est exprimé sur la question. Ce dernier, George Kazolias, est professeur à l’Université américaine de Paris, et travaille avec Radio France Outre-mer (Rfo) et l’Agence internationale d’Images Tv (Aitv). Avant la conférence-débat, madame l’ambassadeur des Etats-Unis n’a pas loupé l’occasion de tancer (une fois de plus) le gouvernement camerounais. Cette dernière salue les efforts « en vue d’améliorer le travail des médias publics et privés ».
Mais, on en est pas encore à une « évolution vers une approche plus moderne et plus visible », selon son excellence Janet E. Garvey. Le saut vers cette modernité passe par deux étapes. D’une part, « rouvrir Magic Fm, Equinoxe Radio et télévision fermés récemment », indique l’ambassadeur. Et d’autre part, « attribuer les licences d’exploitation promises il y a trois ans déjà, et qui sont engluées dans la bureaucratie », poursuit Mme Garvey. A ce propos, « certaines stations sans licences opèrent sous la menace d’une sanction tacite. Cette mesure peut être utilisée pour fermer les médias qui disent des choses qui ne plaisent pas à quelques individus », relève-t-elle. Avant d’en appeler à « la bienveillance du ministre de la Communication afin qu’il baisse les coûts des licences à des niveaux réalistes et raisonnables, et de délivrer les licences si longtemps attendues ».
Cette dernière n’a pas manqué de revenir sur les violentes manifestations de février dernier. Durant cette crise, « les équipements d’une station de radio relayant les programmes de la Voix de l’Amérique ont été confisqués. Les équipements confisqués appartiennent au gouvernement des Etats-Unis », rappelle Mme Garvey. Elle dit avoir pris langue avec les officiels camerounais pour la libération de ces équipements. Un gouvernement étonnement silencieux qui lui rappelle les pays de l’ex bloc communiste. « J’ai vécu et travaillé dans des pays de l’Europe de l’Est à la fin de la Guerre froide, où les régimes essayaient de réduire le peuple au silence », révèle-t-elle. Mais en vain.
Le propos de l’ambassadeur s’est étendu à la situation de la liberté de la presse dans le monde. Relevant au passage que 156 journalistes ont été interpellés en 2007 en Afrique. Ces statistiques produits par l’association mondiale des journaux (World association of newspaper… ) indiquent aussi que 13 journalistes ont été tués et 127 autres emprisonnés à travers le monde. L’association Committee to protect journalist affirme que 17% de hommes de médias ont été incarcérés en violation de la loi.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du  06-05-2008

La gare routière de Biyem-Assi dans la clandestinité 6 mai 2008

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AMENAGEMENT URBAIN

Une gare routière dans la clandestinité

Les agences du carrefour Biyem-Assi drainent une foule importante de passagers. Le déguerpissement annoncé par la Communauté urbaine de Yaoundé tarde à arriver.

Le tronçon de route allant du lieu dit Biscuiterie au carrefour Biyem-Assi est particulièrement bruyant en soirée. Les trottoirs et la chaussée semblent insuffisants pour le flot de bus, cars, taxis, mototaxis et piétons. De grands bus stationnés sur les trottoirs ne facilitent pas la circulation. Ces bus appartiennent à une dizaine d’agences de voyages installée sur cet axe. Elles desservent les voyageurs à destination des provinces de l’Ouest et du Nord-Ouest. Au grand bonheur des populations des quartiers périphériques que sont Mendong, Simbock, Etoug-Ebe, Obili… Ces agences se sont spécialisées dans les voyages de nuit. Des « chargeurs », comme on les appelle ici, foncent sur tous les véhicules qui garent dans les parages. « Mon frère c’est Dschang ? Viens chez nous, je vais te faire le prix », lance l’un deux.
« A partir de 17h, le tronçon de route Melen- Biyem Assi est quasi impraticable. Vous pouvez mettre plus de 30 minutes pour parcourir une distance de 200m », se plaint un taximan. Devant lui, un bus de l’agence Azinmeda négocie l’entrée dans son parking. La présence des agences a entraîné une foule de commerçants. Les vendeurs profitent du fonctionnement de la « gare » pour prolonger leurs activités jusqu’à minuit. Dans les boulangeries ouvertes à proximité du site, les voyageurs se bousculent pour s’acheter des provisions. Sur les raisons qui les amènent à Biyem-Assi, les avis sont partagés. Pour Germain, « les agence de voyages d’ici sont proches de nous par rapport à ceux de Tongolo». Hermine quant à elle parle de sécurité et de confiance. « J’ai confiance aux chauffeurs de Biyem-Assi. C’est pourquoi je me rends toujours ici lorsque je voyage pour l’Ouest. C’est une question de sécurité », confie-t-elle.

La gare routière au maquis
Au regard de leur engouement, ces passagers semblent tous ignorer que cette gare routière vit ses derniers jours. Depuis le 28 décembre 2007, le délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna, a sommé les agences de transport exerçant au Carrefour Biyem-Assi de déguerpir. D’après la circulaire qui porte le message, ceux-ci avaient jusqu’au 02 janvier dernier pour s’exécuter. La Cuy « nous reproche de provoquer des embouteillages intempestifs », indique Tonfack Charles, responsable de l’agence de voyage Azinmeda. « Le délégué du gouvernement nous demande d’aller dans les gares routières appropriées. Je me suis rendu à la gare d’Etoudi. Mais il y déjà des problèmes avec les travaux effectués sur la route. Je me suis également rendu à la gare routière de Mimboman et il n’y avait pas d’espace pour accueillir mes installations. Je me demande quelle est la gare routière que Monsieur le délégué du Gouvernement nous demande d’occuper », ajoute-t-il.
Les exploitants des débits de boisson, propriétaires d’espaces mis en location aux agences sont dans le désarroi. Pour le chef de l’agence Vatican, Temo Henri, la présence des cars de transport assurant la ligne de l’Ouest, est indispensable à Biyem-Assi. « Les populations des quartiers Simbock, Mendong, Etoug-Ebe… ne peuvent pas supporter d’aller emprunter les cars de transport à Olembé. C’est trop pénible», explique-t-il. Et de défendre ses confrères : « nous ne sommes pas responsables des accusations portées contre nous. C’est parce que les routes sont étroites qu’il y’a l’embouteillage ». En attendant que Tsimi Evouna monte d’un cran, les agences de voyages sont entrées dans la clandestinité. Pas l’ombre d’un bus au Carrefour Biyem-Assi en journée. Les parkings sont vides. Tout le contraire de l’ambiance en nocturne.

Par Edouard TAMBA

In Le Messager du 06-05-08

Yaoundé VI inaugure sa bibliothèque municipale 6 mai 2008

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YAOUNDE VI

Le maire met des cambrioleurs en garde

La mairie de Yaoundé VI a adopté son compte administratif mardi dernier. Aux lendemains d’un cambriolage des bureaux de l’institution

550,6 millions de Fcfa. C’est le montant des recettes perçues par la commune d’arrondissement Yaoundé VI au cours de l’exercice 2007. Ce qui assure un excédent de 7 millions de Fcfa en plus dans les caisses, au regard des dépenses. Les chiffres ont été arrêtés à l’issue du conseil municipal ordinaire tenu le 29 avril dernier dans les locaux de la mairie, sis au quartier Biyem-Assi.
Selon le conseil municipal, le taux de réalisation de ce budget est de l’ordre de 58%, avec une augmentation de 56 millions par rapport au compte administratif de 2006. Si les sourires étaient de mise au sortir des travaux, quelques uns seront insatisfaits. Particulièrement ces conseillers qui ont proposé des augmentations de primes en tout genre. Une suggestion à laquelle le maire, Adjessa Melingui, n’a pas manqué de rappeler les dispositions légales.
« Tout doit se faire selon la loi. Il ne faut pas que je me retrouve à Kondengui, pendant que vous êtes à Biyem-Assi », lance-t-il aux conseillers municipaux. Le montant des primes des conseillers municipaux dépend de la catégorie à laquelle appartient la municipalité, d’après les explications du maire. Et, c’est la valeur du compte administratif qui détermine cette catégorie. Une des membres de la commission ayant élaboré le document se désolidarise. Selon elle, de telles doléances ne figurent pas dans le document. Ce serait donc des ajouts faits par certains, à l’insu des autres. « Comment vous pouvez faire des choses comme ça ? », demande-t-elle au président de la commission des finances, en aparté.

Cambriolage
La réunion du conseil municipal de Yaoundé VI a aussi permis au maire de mettre quelques personnes en garde. Car, la mairie a reçu quelques jours plus tôt, des visiteurs inattendus en nocturne. Ces derniers ont passé tous les bureaux en revue, y compris celui du maire. « Nous n’avons rien à cacher », dit ce dernier. « Je saurais qui a fait ça par tout les moyens. Même s’il faut aller au village », prévient le maire. « Parce qu’ils se sont attaqués à moi. Si on s’attaque à moi je dois réagir », martèle-t-il. La suite des événements se révèlera plus gaie. Sur l’esplanade de la sous-préfecture de Yaoundé VI, des élèves d’une dizaine d’établissements d’enseignement secondaire attendent massivement. Jusqu’à l’arrivée de Joseph Beti Assomo, préfet du Mfoundi. Ce dernier préside la cérémonie de remise de livres aux bibliothèques de ces lycées et collèges.
Il s’agit de 3000 livres estimés à environ 23 millions de Fcfa. Les ouvrages ont été collectés en France par l’association « Le Richelieu international ». A cela s’ajoutent des dons de matériels d’hygiène et salubrité (Brouettes, pelles, ballets…) mis à la disposition des mêmes établissements. La mairie de Yaoundé VI a profité de l’occasion pour inaugurer sa bibliothèque municipale et son centre communal de formation en informatique. Une série d’activités qui semble ne pas éloigner l’exécutif communal de sa priorité pour le mandat en cours : la construction d’un hôtel de ville.

Par Edouard TAMBA
In Le Messager du 06-05-2008